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日志


8月24日

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Retrouvez en kiosque, le n°7 du magazine masculin GQ avec des pages spéciales USA.

GQ Magazine Septembre 08

Le Vice-Président des Etats-Unis

 
A l’heure ou le candidat démocrate Barack Obama annonce officiellement le nom de son colistier à l’élection présidentielle américaine de 2008. S’il venait à être élu, c’est l’expérimenté Joseph Biden, qui endosserait les fonctions de Vice-Président des Etats-Unis.

Cette évènement dans l’actualité nous permet de s’intéressait aujourd’hui à une fonction de la scène politique américaine qui pour nous français est totalement inconnu, celle de Vice-Président.600px-US_Vice_President_Seal_svg

Le Vice-président des États-Unis est le premier sur la ligne de succession présidentielle, il succède au Président en cas de décès, démission, incapacité ou impeachment de ce dernier. Il est élu en même temps que ce dernier par le même collège électoral de grands électeurs.

Bien que considéré comme le second personnage de l'exécutif américain, la Constitution américaine ne donne aucun rôle exécutif au vice-président. Il peut se voir attribuer des fonctions par le Président des États-Unis mais il n'agit alors que comme un agent du président.

Beaucoup de vice-présidents dans le passé n'ont exercé aucun rôle dans l'exécutif.

Constitutionnellement, le vice-président est le président ex officio du Sénat des États-Unis. Ce rôle ne lui octroie que peu de pouvoir sur les affaires de l'État et le cantonne à un travail essentiellement procédural. Il est tenu de ne pas intervenir dans les débats au Sénat. Cependant, il a la possibilité, en cas d'égalité au Sénat, de faire jouer sa voix pour éviter le blocage de la Chambre haute.09-troops-v2566-28-db-398h

Le douzième amendement de la Constitution des États-Unis déclare que « aucune personne constitutionnellement inéligible à la fonction de Président ne sera éligible à celle de Vice-président des États-Unis. » Cependant contrairement à la limitation de deux mandats imposé à la Présidence par le XXIIe amendement de la Constitution, il n'y pas de restriction du nombre de mandats que peut exercer une personne à la Vice-présidence.

Pour servir à la Vice-présidence, une personne doit être :05-redroom-v2520-23-db-398h

 

  • né citoyen américain et avoir au moins 35 ans ;
  • avoir vécu aux États-Unis pendant au moins 14 ans ;
  • être éligible au poste de Président (tel que défini dans le XXe amendement).

Le candidat à la vice-présidence des principaux partis politique est formellement choisi lors de la Convention de chaque parti qui se tient quelques mois avant l'élection, à la suite du choix de leur candidat à la présidence. v011606db-0061-398h

Le processus officiel est le même que pour le choix du candidat à la présidence avec un vote des délégués lors de cette Convention. Dans la pratique, le candidat à la présidence influe considérablement sur le choix et au cours du XXe siècle, il est devenu habituel que ce dernier, une fois assuré de l'investiture de son parti, choisisse son running mate, son candidat à la vice-présidence, formant alors un ticket pour l'élection. Ce choix est ensuite entériné les délégués de la Convention.

Le choix du candidat à la vice-présidence repose sur des considérations hautement électorales : un candidat qui puisse renforcer le candidat à la Présidence dans des États (le ticket Kennedy-Johnson de 1960) ou dans des domaines de compétences (les tickets Clinton-Gore en 1992 ou Bush-Cheney en 2000) où il manifeste des lacunes. Le choix peut aussi permettre d'unifier le parti et de le mettre en bonne ordre de bataille pour la campagne électorale dans le cas de primaires divisant le parti.08-afii-v1554-12-db-398h

Pendant les 200 premières années de l'histoire des États-Unis, la vice-présidence sera essentiellement un rôle honorifique, sauf en cas de décès du Président.

En 1933, Franklin D. Roosevelt accru la stature du Vice-président en renouvelant la pratique de le convier aux réunions du Cabinet, ce qui sera maintenu par tous les présidents par la suite. Après la mort de Roosevelt, Truman devint président. Le besoins de garder le vice-président au courant des questions de sécurité national devint clair. Le Congrès fit donc du vice-président l'un des quatre membres statutaires du Conseil national de sécurité en 1949.

À partir de 1961, le rôle de vice-président va prendre de l'ampleur avec la nomination, par le Président John F. Kennedy, du vice-président Lyndon B. Johnson à la tête, entre autres, du programme spatial national (qui devait par la suite devenir la NASA).

Le Président Jimmy Carter fut le premier président a formellement accordé à son vice-président, Walter Mondale, un bureau dans l'aile Ouest de la Maison Blanche et lui donna quelques responsabilités. Bill Clinton et son vice président Al Gore étendront le rôle du vice-président, Gore s'impliquant au Conseil national de sécurité et possédant de nombreuses prérogatives dans les domaines économiques et des affaires étrangères.03-phone-v2532-21-db-398h

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, le Président donne de larges pouvoirs à Dick Cheney, créant un exécutif à deux têtes pour que l'État ne soit pas paralysé en cas d'attaque terroriste contre le Président Bush, contraint par les circonstances et son manque de connaissance des dossiers, voit plus son vice-président comme un bras droit que comme un remplaçant en retrait des affaires publiques.

Souvent le vice-président va prendre des positions plus extrêmes que le Président pour contenter la base sans couper le Président de l'opinion publique. Il peut aussi servir de remplaçant au Président pour les visites à l'étranger : montrer le soutien ou l'intérêt du gouvernement sans pour autant envoyer le Président en personne.

En cas d'incapacité du vice-président, c'est le speaker de la Chambre des représentants des États-Unis, deuxième sur la ligne de succession présidentielle qui est nommé président.

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L'actuel vice-président des États-Unis est Richard Bruce "Dick" Cheney depuis 2001.

Les bureaux officiels du vice-président se situent dans le Old Executive Office Building, à proximité immédiate de l'aile Ouest (West Wing) de la Maison Blanche où il peut d'ailleurs, suivant sa proximité avec le Président, également disposer d'un bureau.01-oval-v2334-11-db-398h

Sa résidence officielle est depuis 1974 le Number One Observatory Circle, une maison sur les terrains de l'Observatoire naval des États-Unis à Washington. Auparavant, il résidait dans son domicile privé.

Un Vice-Président en France ?

L’idée n’est pas absurde est a même été évoqué par le Premier Ministre, François Fillon en juillet 2007. Il a évoqué, lors d’un tchat, l’idée, en France, d’un système bicéphale. Si le pays y était prêt, François Fillon ne verrait aucun inconvénient à la disparition du Premier ministre. Dans la France « audacieuse » qu’il entend bâtir, le chef de l’Etat serait aussi le chef du gouvernement. Il serait assisté d’un vice-président. « La logique des institutions que je souhaite, si on la pousse jusqu’au bout, c’est le vrai régime présidentiel. On a un président de la République qui dirige le gouvernement lui-même», a expliqué François Fillon, précisant toutefois qu’à son avis, « la France n’est pas aujourd’hui prête à accepter un système comme celui-là ».

Affaire à suivre, en tout cas, Nicolas Sarkozy, qui s’inspire dans sa manière de gouverner de celui des Etats-Unis à certainement déjà penser à un système double et à la nomination qui sait, un jour ou l’autre, d’un Vice-Président à la française.

8月23日

Les plaques d'immatriculation américaine, la carte d'identité de chaque Etats

 
Aux Etats-Unis, la plaque d’immatriculation est depuis toujours bien plus qu’un simple moyen d’identifier un véhicule : c’est aussi et surtout un ornement caractéristique et très folklorique.

Ces objets aux couleurs vives sont aujourd’hui devenus un véritable phénomène de société aux Etats-Unis et séduisent les collectionneurs jusqu’en Europe.Kim-Reierson-california_dre

Quels sont les raisons pouvant expliquer l’attirance du passionné européen pour les plaques américaines ? Sans doute le nom même des Etats et des territoires inscrits sur chacune de ces plaques : des noms qui évoquent dans notre imaginaire des lieux mythiques, que nous connaissons tous, même si nous ne les avons visités qu’à travers les séries et les films américains. Nous avons tous pu admirer, dans les productions hollywoodiennes, des plaques portant un mot d’esprit, le prénom du propriétaire, le nom de son équipe préférée ou un simple acronyme que seuls l’automobiliste et quelques initiés peuvent déchiffrer.

Californie Les plaques d’immatriculation américaines sont nées il y a plus de 100 ans. Leur histoire coïncide de fait avec celle du succès de l’automobile au début du XXème siècle. Les Etats-Unis connaissaient alors une croissance industrielle spectaculaire, la plus rapide du monde, qui touchait également le secteur de l’automobile.

Les premières plaques étaient souvent fabriquées en métal émaillé de différentes couleurs. Dans de nombreux états, il incombait au propriétaire de s’équiper, ce qui avait pour conséquence une grande variété de modèles et de matériaux.

Plus tard, entre 1903 (dans le Massachusetts) et 1918 (en Floride), tous les Etats américains se mirent à distribuer aux automobilistes des plaques d’immatriculation standard, dont la fabrication était confiée aux détenus dans les pénitenciers (c’est encore le cas aujourd’hui, ce qui permet à l’administration de faire des économies et aux détenus de gagner un peu d’argent et d’avoir une activité professionnelle encadrée).Dakota du sud

A cette époque, les modalités d’immatriculation se distinguaient déjà des normes européennes : les plaques étaient distribuées une fois par an, avec l’année de validité moulée dans le métal et des couleurs et des styles qui variaient chaque année. La plaque était donc également un certificat de paiement attestant au premier coup d’œil que l’automobiliste avait payé la taxe de circulation.

Cette caractéristique, associé au fait que la plaque était et restait la propriété de l’automobiliste, et qu’il pouvait donc en disposer à sa guise une fois qu’elle n’était plus valable, fut à l’origine des premières collections : de nombreux automobilistes se mirent en effet à tapisser les murs de leur garage ou de leur cabane à outils avec les plaques récupérées au fil des ans. Les plaques devinrent également un objet de décoration typique dans les bars et restaurants.Kansas

Pendant la Première Guerre Mondiale, l’industrie des armes avait besoin de tous les métaux disponibles : c’est ainsi que de nombreux Etats furent obligés d’introduire des modèles de plaques prévus pour durer plusieurs années.

En 1924, alors que moins de 100 000 véhicules circulaient en France, les Etats de New York et de Californie dépassaient le million d’automobiles immatriculées ! Dans les premières années du XXème siècle, il sembla donc nécessaire aux législateurs de rédiger des règles régissant l’utilisation de ces nouveaux véhicules : le nombre d’automobiles allait en s’accroissant, et avec les premiers accidents de la route, il devint évident qu’il fallait trouver un moyen d’identifier un véhicule et son propriétaire. Les Etats, les comtés et même les municipalités commencèrent à tenir des registres recensant soigneusement tous les véhicules en circulation, et à imposer des taxes. Les automobilistes furent ainsi obligés d’afficher clairement sur une plaque les éléments de l’immatriculation.Michigan

L’époque où l’on sortait une plaque chaque année, en ne modifiant parfois que la couleur du fond et la date de validité, était finie. Une nouvelle ère venait de commencer sous le signe de la variété et de l’imagination. Dès les années 20, certains Etats exploitèrent les plaques d’immatriculation pour vanter leurs attractions touristiques et leurs traditions culturelles. C’est ainsi que les premiers graphismes firent leur apparition, et avec eux les slogans attirant l’attention de ceux qui voyaient la plaque sur certains lieux touristiques. Les pionniers furent l’Idaho et le Massachusetts, en 1928 : le premier introduisit le dessin d’une pomme de terre sur le fond de ses plaques accompagné du slogan « Idaho Potatoes », pour vanter le principal produit de l’agriculture locale. Le second opta pour une petite silhouette de baleine entre le nom de l’Etat et l’année de validité, pour symboliser la florissante industrie de la pêche au gros.Nebraska

Par la suite, tous les autres Etats, à des époques diverses, se mirent à enrichir leurs plaques d’immatriculation de symboles graphiques et de divers slogans qui contribuèrent à alimenter l’intérêt pour ces objets. Des motifs de plus en plus colorés et complexes furent introduits sur les plaques à partir des années 60, avec l’arrivée de la sérigraphie sur métaux laminés réfléchissants. La première grande occasion de mettre à l’épreuve les nouvelles techniques graphiques fut donnée par la célébration du bicentenaire de l’Union en 1976 : de nombreux Etats émirent alors des séries spéciales avec des motifs assez marquants, toutes dans les couleurs du drapeau américain : le bleu, le blanc et le rouge. A compter de cette date, le graphisme s’impose définitivement sur les plaques d’immatriculation, dans une explosion de styles et de couleurs, et avec des motifs décoratifs de plus en plus élaborés.

Quel avenir pour les plaques américaines ?Wyoming

On peut essayer de l’imaginer en observant les innovations techniques de ces dernières années : le graphisme digital permet d’introduire des codes-barres utiles aux forces de l’ordre, des hologrammes ou des filigranes pour lutter contre la contrefaçon ; certaines plaques peuvent être fabriquées selon des techniques entièrement digitales, le numéro d’immatriculation n’étant alors plus en relief, mais simplement imprimé sur un support réfléchissant.

Les collectionneurs ont vraiment de quoi nourrir leur passion : des vieilles plaques émaillées poussiéreuses du début du XXème siècle aux tout derniers modèles colorés et graphiques, en passant par les plaques décorées des années folles : un panorama que l’on peut aujourd’hui comparer à celui de la philatélie ou de la numismatique, et qui peut devenir un hobby passionnant et très original.

Ça s’est passé comme ça chez McDonald’s

 
Deux tranches de pain et un steak ont permis à McDonald’s de s’imposer, en un demi-siècle, comme le leader mondial du fast-food. Des milliards de hamburgers vendus, une enseigne désormais installée dans 119 pays. Retour sur cette incroyable ascension.first_mcdonalds

CA SE PASSE EN 1937, EN CALIFORNIE. LES FRÈRES DICK ET MAC MCDONALD DÉCIDENT D’OUVRIR UN STAND DE HOT-DOG À ARCADIA.

Trois ans plus tard, ils déménagent à San Bernardino et renomment leur stand «restaurant McDonald’s». Le menu s’élargit alors à vingt-cinq produits, dont les fameux sandwichs au boeuf et au porc. Si le hamburger est né à Hambourg, en Allemagne, c’est aux Etats-Unis qu’il fait le succès des frères McDonald. Le restaurant devient le rendez-vous des jeunes. mcdonalds En 1948, après avoir constaté que 80 % de leurs revenus provenaient des hamburgers, Dick et Mac se spécialisent dans ce type de produit et inventent alors le «Speedee Service System», qui repose sur la rapidité du service et la production de masse. Le concept McDo est créé.

Cinq ans plus tard, ils décident de franchiser leur restaurant. En moins de trois ans, sept McDonald’s ouvrent leurs portes aux Etats-Unis. Cette réussite suscite bientôt l’intérêt.

Impressionné par la rapidité du service et le faible prix de ces petits pains, un certain Ray Kroc s’immisce en 1955 dans l’aventure. Il suggère aux frères McDonald de développer leur réseau de franchise.

Six ans plus tard, ce vendeur de machines à milkshake rachète l’entreprise, pour un montant de 2,5 millions de dollars. 20061213mcdonalds

UN BEL APPÉTIT

Pour M. Kroc, les succès commerciaux se succèdent. En 1974, McDo ouvre son 3 000e restaurant, à Woolwich, au sud-est de Londres. En France, il faudra attendre 1979 pour voir l’implantation de la première enseigne, à Strasbourg. La guerre froide révolue, l’entreprise s’installe aux quatre coins du monde et la carte s’enrichit de nouveaux hamburgers. Une belle réussite pour celui qui a souvent espéré un tel avenir : «Je voyais en pensées des restaurants McDo installés à tous les carrefours du pays.», confiait Ray Kroc.

Si l’entreprise McDo maîtrise le savoir-faire du hamburger, elle possède surtout l’art de la publicité. Pour renforcer son impact, la marque alimentaire s’associe rapidement à deux autres multinationales : Coca-Cola et Walt Disney. La tactique marketing s’est développée ces dernières années, par des accords de partenariat avec des entreprises ou des événements appréciés par une grande majorité de la population mondiale : les Jeux Olympiques, la Coupe du monde de football, le championnat de basket américain NBA…ap_mcdonalds_food_070806_ms

Résultat de ces campagnes publicitaires, la marque est la plus connue au monde après Coca-Cola.

LES ENFANTS AVANT TOUT

Autre facteur de cette réussite, aux Etats-Unis, McDo a su choisir sa cible : les enfants. Pour les séduire, le personnage du clown Ronald fut créé en 1963. Vingt ans plus tard, 96 % des petits Américains le reconnaissent, avant même le Père Noël. Pour l’accompagner, de nombreux autres personnages du «McDonald’s land» sont créés. L’entreprise continue donc de bâtir son image autour des jeunes générations. Ainsi, dans les années soixante-dix, McDonald’s s’implique dans diverses organisations caritatives liées à l’enfance.

La marque ouvre les Maisons Ronald McDonald, pour accueillir les familles d’enfants gravement malades. On en dénombre aujourd’hui huit en France. Mais le succès s’accompagne souvent d’une période de crise. L’entreprise n’y échappe pas.

Procès, concurrence, obésité et vache folle détournent les clients de l’enseigne. En 2002, c’est la première perte trimestrielle de l’histoire de l’entreprise.

Mais depuis, les McBacon, Chicken Nuggets, Happy Meal et autres saveurs du fastfood ont su retrouver leurs consommateurs. L’entreprise a renoué avec les profits et continue d’innover. EMIRATES ROYAL VISIT

En France, de nouveaux services sont développés : une radio 100 % McDonald’s, l’internet wi-fi gratuit dans de nombreux restaurants et le magazine « Ca se passe comme ça » font de chaque restaurant un lieu de vie à part entière.

L’entreprise ne s’arrête pas là. Elle a récemment annoncé l’ouverture en France de McCafés. Ces espaces de 15 m2, intégrés aux restaurants, mélangent à la fois le concept de café, de salon de thé et de boulangerie-pâtisserie.

Les premières ouvertures, à Lyon et à Paris, sont encourageantes. Ces restaurants enregistrent 5 % de leur chiffre d’affaires dans ces nouveaux espaces. Pour l’instant, ils ne sont qu’une dizaine, mais McDonald’s France devrait en ouvrir plus de 200 dans les 3 prochaines années.

Côté menu, là aussi, l’entreprise innove en présentant régulièrement des séries spéciales de burgers. Généralement associés à une région ou à un pays, ils séduisent les appétits. Des hamburgers «en série limitée», retirés de la carte trop rapidement au goût des fans de McDo.

Mc Donald’s est aujourd’hui le numero 1 du fast-food en France, véritable phénomène venu directement d’outre atlantique, les générations Mc Do comme la mienne ont grandi avec la marque, petit ou grand, qu’on aime ou pas, Mc Donald’s reste le resto convivial ou l’on trouve toujours de quoi grignoter… avec modération biensur !

Converse - L’étoile des baskets

 
On la sait indémodable, intemporelle, inclassable. Pourtant, chaque génération la fait sienne et croit l’avoir redécouverte. Près de 90 ans après la première paire, la chaussure en toile a toujours la même forme. arguConverse

Au premier regard, elle apparaît peu confortable: semelles plates se terminant en arrondi, forme longiligne allongeant les grands pieds, toile légère aux couleurs criardes...Et pourtant, n’importe quel «propriétaire» de Converse soulignera son côté pantoufle.

TOILE ET PLASTIQUE

La Converse, chacun se l’approprie, la fait sienne et l’use à l’excès. La toile légèrement écorchée, signe d’une plus grande souplesse, elle gagne en affection et devient objet de fétichisme pour ceux qui la portent. Depuis quelques années, grâce notamment à un nouveau marketing axé sur la «jeunesse dynamique et branchée», elle s’impose comme «la» basket de référence. converse2

Pour faire son marché ? Converse.

Pour les ballades en ville ? Converse.

Pour faire du skateboard ? Converse.

Et pour faire du sport, Converse ?

Autrefois, oui. Aujourd’hui, n’importe quel vendeur sportif déconseillerait de courir plus de 2 kilomètres en Converse. Pourtant, à l’origine, c’était bien une chaussure de sport, destinée aux équipes de basket-ball américaines.

CHUCK TAYLOR

La marque Converse est née à Malden, dans le Massachusetts, en 1908. Son fondateur, Marquis Mills Converse, conçoit une chaussure de tennis souple et légère. En 2 ans, l’usine passe de 15 à 360 employés et produit chaque jour 4 000 paires. converse1

La chaussure, aujourd’hui connue sous le nom de Converse, naît en 1919, pour toucher le milieu du basket-ball. C’est la Converse All Star : fine, légère, souple, mais assurant un excellent maintient de la cheville, converse4 indispensable aux basketteurs. Au départ, le choix des coloris est limité : blanc ou noir.

En 1921, le basketteur Charles Chuck Taylor adopte la chaussure à chacun de ses matchs et devient l’ambassadeur de la marque. Et Converse le lui rend bien : en 1923, la signature «Chuck Taylor» est officiellement présente sur la pastille All Star qui recouvre la malléole dans la partie interne du pied. Succès garanti pendant 40 ans environ : la basket demeure la chaussure officielle de la NBA.

CONVERSE SERA TOUJOURS ALL STAR

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée américaine fait appel à la marque de Malden pour la fournir en chaussures de port et autres équipements. Converse se diversifie et développe des tenues de sport : blousons, pull-over, parkas. Mais, la marque peine à développer ces autres secteurs d’activité. 5018-converse-all-star-demon-gris-m

Converse sera toujours associé à la All Star. Dans les années 1960, la marque réagit et relance la All Star avec une nouvelle version, basse cette fois, appelée «Oxford», dans sept coloris différents. Et, pour remplacer la pastille colée sur la malléole, signe d’identité de la All Star Chuck Taylor, la Oxford possède un petit rectangle noir sur le talon. Pour les collectionneurs, ce rectangle noir vaut de l’or, puisqu’il signe les baskets fabriquées avant 1980. Après, le rectangle vire au blanc, et les coloris se multiplient : on trouve aujourd’hui les Converse en près de 200 coloris différents. converse_03

ALL STAR ROCK STAR

La All Star, basse ou haute, est la basket des années 1960-1970. Elle chausse les aficionados punk, rock ou hippies, à l’entrée des salles de concert mythiques : le CBGB à New York, le Marquee à Londres ou l’Olympia à Paris.

Les Rolling Stones, les Sex Pistols ou les Ramones la portent sur scène. Le cinéma emprunte aussi son image : en regardant bien, on l’aperçoit aux pieds des acteurs dans certaines scènes de West Side Story et dans Rocky. star_Petit_Nuage

MAIS LA CONCURRENCE…

Cependant, sur les parquets de basket-ball, la All Star n’est plus la coqueluche des joueurs. Elle est dépassée par les marques nouvelles, Adidas ou Nike, et leurs modèles plus techniques.

Adidas attaque le marché dès 1960 avec la Promodel, rapidement adoptée par la majorité des joueurs de NBA. Après une période de creux, la marque étoilée réplique en 1979 avec la All Star «Pro Leather», une basket en cuir montante, beaucoup plus lourde que la Chuck Taylor, mais surtout mieux adaptée au basket-ball moderne, plus rapide et plus «musclé».

L’histoire se répète, puisque la Pro Leather est adoptée par le champion Julius Erwin, appelé «Dr J», qui sera à l’origine d’une série limité gravé du chiffre 6. Ce n’est pas suffisant pour sauver Converse, dont le chiffre d’affaires, maintenu dans le vert grâce aux ventes constantes de la All Star, reste trop faible. converse

L’ÉTERNEL RETOUR

La marque ne survit pas aux années 1990 et dépose le bilan en 2001. Après deux ans de tergiversations, Converse est rachetée par Nike, pour 305 millions de dollars. Un rachat qui a indéniablement contribué à relancer la petite chaussure en toile, bénéficiant de la puissance marketing de la marque à la virgule. Retour, éternel retour ?

On a pourtant l’impression que la Converse n’a jamais quitté les pieds des urbains branchés, traversant les modes et les époques. Aujourd’hui, la All Star est aussi la chaussure de toutes les stars, de Madonna à Sofia Coppola, de Kate Moss aux rockers des Strokes.

8月21日

Pour contacter les Maçons du coeur

 
Suite aux nombreuses demandes à la suite de l'article concernant Extreme Makeover, les maçons du coeur, voici l'adresse où vous pouvez leur écrire.
 
Extreme Makeover Home Edition
Endemol Entretainment
9225 sunset bld # 1100
LOS ANGELES CA 90069
USA
 
ou allez voir les sites de l'émission (en anglais) : http://www.extrememakeoverhomeedition.org/ ou http://abc.go.com/primetime/xtremehome
 
 

Barack Obama incarne l'avènement d'une nouvelle génération.

 

Le parcours remarquable de Barack Obama, conjugué à sa campagne électorale menée de main de maître pour l'investiture du parti démocrate à la présidentielle de 2008, ouvre un nouveau chapitre dans les annales de la politique aux États-Unis.060922_BarackObama_Xtrawide

Le premier candidat noir à recevoir l'investiture d'un grand parti politique à une présidentielle, Barack Obama a un passé qui sort de l'ordinaire. Né d'un père kényan et d'une mère blanche issue de l'Amérique profonde, il se fait découvrir sur la scène nationale en galvanisant son auditoire lorsqu'il prononce le discours principal à la convention nationale du parti démocrate tenue en 2004, l'année même où il est élu sénateur, représentant l'Illinois au Congrès. Tout juste 4 ans plus tard, il devance tous ses concurrents en lice, vieux routiers du parti démocrate, dans la course à l'investiture du parti pour la Maison-Blanche.

Orateur au style distingué, maître dans l'art de l'éloquence et des joutes oratoires émouvantes, capable de susciter l'enthousiasme des jeunes électeurs et habile usager de l'internet dont il a su faire un outil de sa campagne, Barack Obama est bel et bien un candidat du XXIe siècle. Pour autant, il possède aussi les connaissances pratiques qui ont de tout temps formé la clé de voûte des campagnes électorales, ce qui lui a notamment permis de sortir vainqueur d'une guerre de tranchée politique, longue de 5 mois et parfois brutale, après avoir éliminé son principal rival pendant les primaires, la sénatrice Hillary Clinton.barack-obama-devant-le-capitole_1206907718

Deux thèmes sous-tendent sa campagne, à savoir la nécessité de rejeter la formule du « business as usual » qui caractérise Washington et la volonté d'amener les Américains à l'idéologie et aux origines sociales et raciales diverses à s'unir pour le bien commun.

« Il n'y a pas une Amérique libérale et une Amérique conservatrice - il y a les États-Unis d'Amérique », déclare-t-il dans son discours à la convention nationale du parti démocrate en 2004. « Il n'y a pas une Amérique noire et une Amérique blanche et une Amérique latino-américaine et une Amérique asiatique ; il y a les États-Unis d'Amérique... Nous formons un seul peuple, nous tous prêtant allégeance au drapeau, nous tous œuvrant à la défense des États-Unis d'Amérique. »

Les premières années

Les parents de Barack Obama sont issus de milieux très différents. Sa mère, Ann Dunham, est née et a grandi dans une petite ville du Kansas. Quand sa famille s'installe à Hawaï, elle fait la connaissance de Barack Obama père, étudiant boursier kényan qui est inscrit à l'Université d'Hawaï. Ils se marient en 1959 et, le 4 août 1961, Barack Obama naîtra à Honolulu. Deux ans plus tard, son père quitte sa nouvelle famille, d'abord pour continuer ses études de troisième cycle à Harvard, ensuite pour occuper un poste d'économiste dans le gouvernement kényan. Le jeune Obama ne reverra son père qu'une seule fois, à l'âge de dix ans.barack-obama-father

Il a six ans quand sa mère se remarie, cette fois à un cadre de l'industrie pétrolière, de nationalité indonésienne. La famille va vivre en Indonésie et, quatre ans durant, le jeune garçon fréquente une école de Djakarta, la capitale. Il finira par regagner Hawaï pour vivre avec ses grands-parents maternels le temps de poursuivre ses études secondaires.

Dans son premier livre, Rêves de mon père, il décrit les troubles de son existence d'adolescent, plus nombreux que de coutume, tandis qu'il s'efforce de donner un sens à son héritage biracial, phénomène encore relativement rare à l'époque aux États-Unis. Le fait d'avoir ses racines tant dans l'Amérique noire que dans l'Amérique blanche pourrait avoir contribué à forger la vision panoramique qu'il apportera dans l'arène politique bien des années plus tard et qui reflète sa compréhension des deux points de vue.obama-with-grandmother

Une fois de plus, Barack Obama quitte Hawaï, cette fois pour Los Angeles, où il va rester deux ans, le temps de faire des études à Occidental College. Il ira ensuite à New York pour suivre des cours à l'université Columbia, dont il sortira titulaire d'une licence ès-lettres en 1983. Son séjour de relativement courte durée à New York éveille en lui le désir de faire du travail de terrain parce qu'il voit le gouffre qui sépare l'élite cossue de la ville des habitants des ghettos aux prises avec toutes sortes de maux sociaux dévastateurs.barack-obama-stepfather

Les années passées dans l'Illinois

En quête d'une identité et désireux de donner un sens à son existence, Barack Obama quitte son poste de rédacteur financier pour une société de consultants à vocation internationale sise à New York et il part pour Chicago en 1985. Là, il s'investit dans le combat social en faisant du travail de terrain pour une coalition d'églises des quartiers sud de la ville, où vit une population afro-américaine pauvre, durement touchée par la transformation de Chicago, cet ex-centre manufacturier qui a cédé la place au secteur tertiaire.

« C'est dans ces quartiers que j'ai reçu la meilleure éducation de ma vie et où j'ai compris la signification réelle de ma foi chrétienne », racontera Barack Obama des années plus tard en annonçant sa candidature à la présidence des États-Unis.

Il remporte des succès tangibles dans cette entreprise, donnant aux habitants des quartiers sud les moyens de s'exprimer sur des questions aussi diverses que le redéveloppement économique, la formation à l'emploi et l'assainissement de l'environnement. Pour lui, son rôle essentiel consiste à mobiliser les simples citoyens à la base pour qu'ils forgent des stratégies locales propres à favoriser l'autonomisation politique et économique.BarackObamaHS

Après trois années d'efforts soutenus, Barack Obama arrive à la conclusion qu'il faut s'impliquer à un échelon plus élevé, dans l'arène du droit et de la politique, pour améliorer véritablement le sort des collectivités en détresse. Dès lors, il s'inscrit à la faculté de droit de l'université Harvard, où il se distingue en étant le premier Noir à être président de la prestigieuse revue Harvard Law Review et à sortir diplômé en 1991.

Avec un bagage aussi impressionnant, Barack Obama décide de regagner sa ville d'adoption, Chicago, où il travaille comme avocat spécialiste en droits civils et enseigne le droit constitutionnel à l'université de Chicago. En 1992, il épouse Michelle Robinson, elle-même diplômée de la faculté de droit de Harvard, et il participe à des campagnes d'inscription sur les listes électorales à Chicago pour appuyer la candidature de démocrates, dont Bill Clinton.vote-for-barack-obama

Fermement attaché au principe du service public, il brigue son premier poste électif en 1996 et intègre ainsi l'assemblée législative de l'Illinois en qualité de sénateur représentant Chicago. À de nombreux égards, cette démarche s'inscrit dans le prolongement logique de ses premières activités d'organisateur communautaire, et sa conception de la politique s'en ressent dans une grande mesure : dans son esprit, il incombe aux hommes politiques de faciliter la mobilisation des citoyens et de forger des coalitions de vaste portée.

« Les Afro-Américains qui invoquent exclusivement le racisme comme obstacle à leur réussite se fourvoient profondément s'ils continuent d'ignorer les forces économiques de plus grande ampleur qui sont responsables de la précarité économique de tous les travailleurs - blancs, hispaniques et asiatiques », affirme-t-il à l'époque. La réforme de la fiscalité, les réductions d'impôts accordées aux travailleurs à faible salaire et les améliorations apportées au système de justice criminelle de l'État comptent au nombre des initiatives qu'il met en place tout au long de ses huit années de service au sénat de l'Illinois.

La scène nationale

En 2000, Barack Obama tente pour la première fois de se faire élire au Congrès, mais il doit s'incliner devant son rival démocrate, Bobby Rush, qui sollicite le renouvellement de son mandat à la Chambre des représentants où il représente Chicago. Découragé par son échec brutal lors des primaires mais désireux d'étendre son influence au-delà de la législature de l'Illinois, il persuade sa femme qu'il devrait briguer un siège au Sénat, dernière tentative pour faire avancer sa carrière politique dans un jeu de quitte ou double.20070809_FIG000000142_18112_1

La course aux élections sénatoriales de 2004 avait tourné à la débandade l'année précédente quand le sénateur sortant, Peter Fitzgerald (républicain), avait annoncé son intention de ne pas se représenter. Sept démocrates et huit républicains décident de briguer l'investiture de leur parti respectif. Barack Obama triomphe facilement de ses adversaires démocrates, remportant une plus grande part du scrutin (53 %) que ses six opposants réunis.

À l'époque, les républicains détiennent une infime majorité au Sénat, où ils occupent cinquante et un sièges sur cent, et les démocrates voient dans l'élection pour le poste de représentant de l'Illinois un élément crucial dans leurs efforts visant à reconquérir la majorité en novembre (en fait, ils n'y parviendront qu'en 2006). Le désir de donner un coup de pouce à la campagne de Barack Obama en lui faisant jouer un rôle de premier plan à la convention du parti, ses compétences oratoires bien connues et l'impression très favorable qu'il a déjà faite sur le candidat démocrate à la présidence, John Kerry, sont autant de facteurs qui se conjuguent pour expliquer que c'est à lui qu'on demande de prononcer le discours-phare à la convention d'investiture du parti.barack_obama

Brillant et inspirant, le discours de Barack Obama sur la nécessité de transcender les divisions partisanes et son plaidoyer pour une « politique de l'espoir » et non du cynisme n'ont pas pour seul effet de galvaniser l'assistance ; il catapulte le jeune sénateur de l'Illinois sur la scène nationale, l'étoile montante du parti démocrate. L'automne venu, il remportera aisément le siège convoité au Sénat en obtenant 70 % des suffrages. Si la déroute quasi totale des républicains cette année-là contribue assurément à sa victoire éclatante, celle-ci est néanmoins impressionnante en soi quand on considère qu'il obtient la majorité des voix dans 93 des 102 comtés de l'État, dont les deux tiers des suffrages exprimés par les électeurs blancs.

Il affirme rapidement sa réputation, celle d'être une nouvelle race de politicien, capable de surmonter les fractures raciales traditionnelles.

Au Sénat, ses prises de position lors des votes s'inscrivent dans le droit fil de celles de l'aile libérale du parti démocrate. Son opposition à la guerre en Irak est devenue l'une de ses images de marque, depuis le jour, en 2002, avant même le début de la guerre, où il affirme que toute action militaire serait fondée « non sur une question de principe, mais sur des considérations de politique politicienne ». En outre, il s'emploie à renforcer les normes éthiques au Congrès, à améliorer les soins de santé en faveur des anciens combattants et à accroître le recours aux carburants renouvelables.barack-obama-2

La course à la Maison-Blanche

Quand Barack Obama et sept autres prétendants à l'investiture du parti démocrate commencent à s'organiser en 2007, les sondages révèlent systématiquement que le sénateur de l'Illinois est en deuxième place, derrière la favorite présumée, à savoir la sénatrice de l'État de New York, Hillary Clinton. Mais dès les premiers temps de la campagne pour les primaires, Barack Obama se montre particulièrement habile à mobiliser de fervents partisans, en particulier parmi les jeunes, et dans tout le pays il organise sa campagne électorale sur une base populaire et sollicite des dons via l'Internet.

Mieux connue du grand public, à la tête d'une machine électorale aux rouages bien graissés et bénéficiant de l'appui des cadres du parti démocrate au niveau des États, Hillary Clinton jouit d'avantages que le camp Obama doit surmonter, et il met en place une stratégie novatrice à cette fin : il cible les États qui choisissent leurs délégués par le biais de « caucus », de préférence aux primaires, et se concentre sur des petits États qui votent normalement républicain lors des élections générales. Cette démarche fait fond sur le système de la représentation proportionnelle du parti démocrate, alors que le parti républicain accorde la plupart ou la totalité des délégués au vainqueur des élections dans chaque État.

GYI0000729870.jpg Cette stratégie se révélera payante lors des premiers « caucus » tenus dans l'Iowa, le 3 janvier 2008 : contre toute attente, Barack Obama devance Hillary Clinton. Du coup, tout change ; comme l'explique le Washington Post, « le fait de battre Hillary Clinton (...) a changé la donne en faisant de Barack Obama son principal rival - le seul candidat à avoir le message, le muscle organisationnel et les ressources financières nécessaires pour lui contester le haut du pavé ».

Sa stratégie fera de nouveau la preuve de son mérite le jour du « super mardi », le 5 février, quand 22 États tiennent simultanément leurs élections primaires : le verdict des urnes est un match nul, mais Barack Obama l'emporte haut la main dans des États ruraux de l'Ouest et du Sud. Il remportera dix autres victoires consécutives en février, ce qui lui permet de conforter son avance sur Hillary Clinton du point de vue du nombre de délégués. Sa rivale ne pourra jamais le rattraper.

Malgré la galère des mois de mars et d'avril - ses défaites dans les grands États de l'Ohio, du Texas et de la Pennsylvanie, les propos inflammatoires tenus par un pasteur avec lequel il est lié de longue date, sa dure observation selon laquelle les électeurs en milieu rural « s'accrochent » aux armes à feu et à la religion parce qu'ils sont amers -, Barack Obama prend inexorablement de l'avance sur la sénatrice du New York au point où il devient mathématiquement impossible à cette dernière de triompher de son rival. Finalement, le 3 juin, 5 mois jour pour jour après le début de l'épuisante course à la Maison-Blanche, les jeux sont faits. Fort de sa victoire dans le Montana et avec les « super-délégués » jusqu'alors neutres qui se rallient en nombre croissant à sa cause, Barack Obama détient la majorité des délégués dont il a besoin pour décrocher l'investiture de son parti pour la présidentielle.barack_obama_11

« Parce que vous avez choisi d'écouter non pas vos doutes ni vos craintes, mais vos espoirs et vos aspirations les plus nobles », déclare Barack Obama ce soir-là lors d'un rassemblement à St. Paul, dans le Minnesota, « ce soir nous marquons la fin d'un parcours historique en en commençant un nouveau. »

Une présidence Obama ?

S'il était élu, Barack Obama serait l'un des plus jeunes présidents des États-Unis - quatre seulement l'auraient devancé en âge. Né vers la fin de la génération du « baby boom » (1946-1964), il serait en outre le premier président à avoir atteint la majorité dans les années 1980, ce qui en soit pourrait porter le germe du changement. L'atmosphère dans laquelle il a grandi tranchait profondément sur la phase tumultueuse que traversait la société dans les années 1960 et qui avait façonné les vues des premiers « baby boomers ». Au sujet des élections présidentielles de 2000 et de 2004, que se disputaient des candidats appartenant à une plus ancienne cohorte de la génération de l'après-guerre, Barack Obama ne dira-t-il pas : « J'avais parfois l'impression de voir se dérouler devant moi, sur la scène nationale, le psychodrame de la génération du baby boom - un récit ancré dans les rancœurs d'antan et dans les intrigues revanchardes ourdies dans une poignée de campus universitaires. »who-is-barack-obama

Le slogan qui est son cri de ralliement, « un changement auquel nous pouvons croire », reflète la détermination de Barack Obama à imprimer une nouvelle direction aux États-Unis. Le candidat démocrate prône un calendrier pour le retrait ordonné des troupes de combat en Irak, mais il maintiendrait le déploiement de certains contingents pour des missions d'entraînement et de lutte antiterroriste. En outre, il est partisan de l'accroissement de l'assistance militaire et au développement à l'Afghanistan, de la fermeture de la prison à Guantanamo Bay où sont détenus des terroristes et du renforcement des efforts de non-prolifération nucléaire. En politique intérieure, il veut investir 150 milliards de dollars sur dix ans dans le développement de technologies énergétiques propres, accroître les investissements dans l'éducation et l'infrastructure pour rendre l'économie des États-Unis plus compétitive dans le monde et restaurer la discipline budgétaire au sein du gouvernement.

Qu'il gagne ou qu'il perde en novembre, Barack Obama aura fait œuvre de pionnier en politique. Sa candidature survient précisément au moment où un grand nombre d'Américains pensent que leur pays a besoin de changer fondamentalement de direction.

John McCain , une carrière entière au service de la nation

 

L'investiture présumée de John McCain comme candidat du parti républicain à la présidentielle de 2008 couronne une remarquable carrière de cinquante années passées au service de la nation. sen-john-mccain

Aviateur naval, prisonnier de guerre au Vietnam, député et sénateur, John McCain a toujours fait preuve des mêmes traits de caractère, ceux d'un homme au franc-parler, profondément attaché à ses valeurs et à ses principes, au sens du devoir incontournable et farouchement indépendant. Ces qualités, qui lui ont valu la colère systématique de ses geôliers nord-vietnamiens, et parfois la rancœur de ses collègues républicains, lui ont aussi acquis l'appui, et ont forcé l'admiration, de millions d'électeurs américains.

Celui dont on lit dans l'Almanac of American Politics qu'il est « ce qui correspond le mieux à un héros national en politique » (les médailles « Silver Star », 757-26web-McCain-minor_standalone_prod_affiliate_91 « Distinguished Flying Cross » et « Purple Heart » comptent au nombre des décorations qui lui ont été décernées), John McCain a affirmé une réputation qui n'était plus à faire en menant une campagne opiniâtre pour l'investiture du parti républicain à la présidentielle de 2000, laquelle avait capturé l'imagination de nombreux Américains. Malgré sa défaite, il s'impose en tant que l'un des membres du Sénat les plus respectés, en particulier dans les dossiers de sécurité nationale, et l'une des personnalités les plus en vue du parti républicain.

Plus que toute autre qualité peut-être, sa conception de l'honneur personnel forme la clé de voûte de son identité privée et publique.061119_McCain_vmed_widec

« En prison, où l'indépendance que je chéris était l'objet de risées et d'attaques, j'ai trouvé le respect de soi dans ma fidélité à mon pays », confie John McCain dans son autobiographie Faith of My Fathers [La foi de mes pères]. « L'honneur s'accompagne toujours d'obligations. Moi-même et les hommes avec lesquels je servais sous les drapeaux avions accepté les nôtres et nous étions reconnaissants de jouir de ce privilège. »

Les premières années

Fils et petit-fils d'amiral, John Sidney McCain est né le 29 août 1936 dans la zone du canal de Panama, à l'époque placée sous l'administration des États-Unis. En fait, le passé militaire de sa famille, originaire des hautes terres d'Écosse, remonte à la guerre d'indépendance des États-Unis, au XVIIIe siècle : l'un de ses ancêtres faisait partie de l'état-major de George Washington.

À l'image de bien des familles militaires, le jeune McCain mène une existence nomade, au gré des affectations de son père qui obligent ses parents à porter leurs pénates d'une base navale à l'autre. Cette façon d'être constamment « déraciné » pourrait avoir contribué à son indépendance de caractère. Comme il le dit lui-même, « à chaque fois que j'arrivais dans une nouvelle école, j'avais hâte de me faire de nouveaux amis, en jouant la carte de l'insolence, pour compenser la perte des précédents... Au fil des établissements scolaires, je suis devenu un incorrigible casse-pieds. »628px-John_McCain_interview_on_April_24,_1974

En 1954, John McCain sort diplômé du lycée Episcopal High School, situé à Alexandria (Virginie) et il tient son « rendez-vous incontournable » avec l'école navale des États-Unis, la prestigieuse U.S. Naval Academy. Là, il se lance « quatre ans durant dans un programme d'insubordination et de rébellion ». Il se fait une réputation de bon vivant toujours prêt à faire la fête, accumule les points de mauvaise conduite et peine à faire ses études. Mais il s'accroche et sort diplômé de l'école navale en 1958, dans les cinq derniers de sa promotion.

Aviateur naval et prisonnier de guerre

Officier naval, il suit des cours dans une école de pilotage de Pensacola, en Floride, qui lui décerne son brevet de pilote. Au début des années 1960, il participe à plusieurs déploiements sur des porte-avions en Méditerranée. Mais vers le milieu de cette décennie, alors que les États-Unis s'impliquent de plus en plus dans la guerre du Vietnam, John McCain commence à aspirer à des postes de commandement et il est convaincu que le meilleur moyen d'arriver à ses fins consiste à se doter d'états de service crédibles.

Affecté à l'USS Forrestal dans le golfe du Tonkin, au large des côtes du Vietnam, en 1967, il frôle la mort quand un effroyable incendie balaie le pont d'envol et embrase son avion d'assaut A-4 en attente de décollage. Peu de temps après, il est muté dans une autre escadrille à bord de l'USS Oriskany.John_McCain

Sa vie bascule le 26 octobre 1967. Alors qu'il effectue un bombardement aérien contre une centrale électrique d'Hanoï, un missile sol-air déchire l'aile droite de son avion A-4. Abandonnant son aéronef irrémédiablement abîmé, il atterrit en parachute dans un lac au milieu de la ville, se cassant les deux bras et un genou. Immédiatement fait prisonnier, il commence une période de cinq ans et demi de détention, souvent émaillée de sévices et d'actes de torture, dans une série de camps nord-vietnamiens de prisonniers de guerre.

À l'instar d'autres prisonniers de guerre américains, John McCain est la cible fréquente de passages à tabac et d'interrogatoires brutaux aux mains de ses geôliers qui veulent obtenir des renseignements militaires ou soustraire des déclarations à des fins de propagande anti-américaine. Après avoir refusé une libération anticipée, il est roué de coups d'une telle férocité, plusieurs jours durant, qu'il finira par signer une confession, acte qui le plonge dans le désespoir et la honte. Mais il reprendra du poil de la bête et gagnera la réputation bien méritée d'être un « dur à cuire », le plus grand compliment que ses collègues prisonniers confèrent aux plus durs d'entre eux.McCainAmericanFlag

John McCain attribue sa capacité d'avoir enduré sa captivité, y compris deux ans d'isolement cellulaire, à sa foi - sa « foi en Dieu, foi dans les États-Unis, foi dans les autres prisonniers de guerre ». Évoquant la résistance et la bravoure de ses camarades, il dira plus tard que ses anciens compagnons « étaient une lanterne pour moi, une lanterne de courage et de foi qui illuminait le chemin du retour au pays dans l'honneur, et je luttais contre la panique et le désespoir pour rester dans sa lumière ».

Son entrée sur la scène politique

Après la signature de l'accord de paix entre les États-Unis et le Vietnam du Nord, en janvier 1973, qui incluait la libération de tous les prisonniers de guerre, John McCain recouvre la liberté le 15 mars de cette année-là. Malgré la gravité de ses blessures de guerre - on le voit boiter lorsqu'il descend de l'avion qui le ramène à la liberté -, il parvient à réintégrer son poste d'aviateur naval au prix d'intenses séances de rééducation.John-McCain-1-4

De 1973 à 1974, il fréquente le National War College, sis à Washington, où il rédige une thèse portant sur la résistance des prisonniers de guerre pendant leur captivité. Mais c'est une nomination ultérieure qui imprimera une toute nouvelle direction à sa vie. En 1977, il commence à travailler comme officier de liaison auprès du Sénat. Dans ce rôle, note le New York Times, il « se délectait des joutes législatives et (...) il noua des amitiés personnelles ainsi que des liens de collaboration professionnelle de part et d'autre de la fracture idéologique, une façon de procéder qui sera caractéristique de sa carrière ultérieure au Sénat ».

Retraité de la marine en 1981, après avoir refusé l'offre d'une promotion au rang d'amiral, John McCain s'installe dans l'Arizona, l'État dont est originaire sa deuxième femme, Cindy, qu'il a épousée en 1980. En 1982, il brigue son premier poste électif et décroche un siège à la Chambre des représentants en qualité de député de la première circonscription parlementaire de l'Arizona, remportant 66 % des suffrages. Réélu en 1984, il briguera deux ans plus tard le siège au Sénat laissé vacant par le départ à la retraite de Barry Goldwater (candidat républicain à l'élection présidentielle de 1964).

Lors de ses premières années au Sénat, John McCain se concentre sur des dossiers en rapport avec son expérience personnelle, notamment en matière de défense nationale, d'aide aux anciens combattants et de normalisation des relations avec le Vietnam, travaillant sur cette dernière question avec le sénateur John Kerry, démocrate, lui-même héros de la guerre du Vietnam. Des années plus tard, lorsque John Kerry sera le candidat démocrate à la présidence et la cible d'attaques politiques, John McCain prendra la défense de son collègue accusé d'avoir présenté ses états de service militaire sous un faux jour.who-is-john-mccain

Il n'est pas rare que John McCain tende la main à ses collègues démocrates. Il essaie de forger un consensus avec eux sur les moyens de résoudre des questions complexes et controversées. À cet égard, il connaît sa part de succès, comme dans le cas de la normalisation des relations avec le Vietnam, comme sa part d'échecs, par exemple lorsqu'il tente avec le sénateur Edward Kennedy de s'attaquer à l'épineuse question de l'immigration illégale.

Tout au long de ses quatre mandats au Sénat, John McCain vote la plupart du temps conformément aux convictions politiques des républicains classiques : forte défense nationale, faible charge fiscale, opposition au militantisme des juges et opposition à l'avortement. Mais il passe aussi pour un non-conformiste, par exemple lorsqu'il plaide pour la réforme du financement des campagnes électorales ou qu'il s'insurge contre la politique de l'assiette au beurre ou encore contre la pratique qu'ont les législateurs d'alourdir les lois de finances de toutes sortes de projets locaux destinés à leur attirer la reconnaissance - et partant les suffrages - de leurs électeurs.

Candidat à la présidence

C'est en 2000 qu'il sollicite pour la première fois l'investiture du parti républicain à la présidentielle. Plus d'un électeur est séduit par sa franchise, son humour, sa tendance à l'autocritique et son franc-parler, qualités qui non seulement retiennent l'attention de la nation, mais qui lui valent aussi l'appui tant de républicains que de démocrates. Il surnomme l'autobus dans lequel il se déplace pendant les primaires le « Straight Talk Express ». John McCain remportera une victoire impressionnante, et inattendue, contre le poulain présumé du parti républicain, George W. Bush, lors des premières élections primaires du pays, toujours importantes, tenues dans le New Hampshire. Par la suite, sa campagne obtient des résultats décevants : John McCain ne retient pas l'attention d'un nombre suffisamment important de républicains dans les autres États. Après plusieurs défaites dans de grands États, tels la Californie et le New York, il met fin à sa campagne et finira par appuyer la candidature de George W. Bush, lequel remettra la Maison-Blanche entre les mains des républicains aux élections de novembre.20080120McCain

Dans les années qui suivent, John McCain reste très présent sur la scène politique nationale. En 2002, le Congrès finit par adopter la loi qui fera date sur la réforme du financement des campagnes électorales et qui a pour auteurs John McCain et son collègue démocrate, Russ Feingold. Partisan d'une vigoureuse politique de défense nationale, John McCain appuie la décision d'envahir l'Irak en 2003, mais il se montrera très critique quant à la façon dont la guerre sera livrée dans les premiers temps.

Réélu au Sénat en 2004 pour un quatrième mandat, avec 77 % des suffrages exprimés contre 21 % pour son rival, John McCain passe au départ pour l'un des plus solides prétendants à l'investiture du parti pour l'élection présidentielle de 2008, si ce n'est le prétendant présumé. Malgré tout, un grand nombre de candidats républicains entrent en lice et commencent à s'organiser en 2007 en perspective du marathon des primaires et des caucus de l'année suivante. Sur cette toile de fond, la campagne de John McCain commence à imploser, avec tous ses remaniements de personnel, ses graves problèmes financiers et son candidat en perte de vitesse dans les sondages.

La ténacité de John McCain - cette qualité-même qui l'a aidé à endurer ses années de captivité au Vietnam - se révélera indispensable pour surmonter cette période difficile. « J'ai une stratégie très compliquée pour vous », lui dit l'un de ses conseillers. « Restez dans la course jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne d'autre. »20080130McCain

C'est précisément ce que fait John McCain. Il fait l'impasse sur les caucus de l'Iowa, les premières consultations populaires du pays, et se concentre sur la première primaire, qui aura lieu le 8 janvier dans le New Hampshire, lieu de sa grande victoire en 2000. Il passe des mois dans cet État et participe à cent une assemblées publiques locales pour se faire mieux connaître des électeurs du New Hampshire, farouchement indépendants. Son pari se révélera payant : il remporte une victoire clé sur ses principaux rivaux républicains. Dans les États qui votent après le New Hampshire, les électeurs accordent la préférence soit à lui, soit au gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, soit à l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee. John McCain conforte sa place de favori le jour des primaires du « super mardi », le 5 février, où plus d'une vingtaine d'États organisent leurs consultations populaires. John McCain l'emporte dans des États très peuplés, tels la Californie, l'Illinois et l'État de New-York, et prend une telle avance sur ses rivaux en matière de décompte des délégués que personne ne pourra le rattraper. Le 4 mars, les victoires qu'il remporte dans l'Ohio et au Texas lui permettent de franchir la barre des 1.191 délégués dont il a besoin pour obtenir l'investiture de son parti.

Une présidence McCain ?

La question de l'âge de John McCain s'est posée pendant la campagne. S'il était élu, John McCain aurait 72 ans quand il prêterait serment : ce serait un record de vieillesse pour un premier mandat. Il essaie de désamorcer les inquiétudes que suscitent son âge et son état de santé en se fixant un emploi du temps chargé dans le cadre de sa campagne et en se moquant de lui-même - sur le ton de la plaisanterie, il aime à dire qu'il est « vieux comme le monde » et qu'il a « plus de cicatrices que Frankenstein ». Peut-être envoie-t-il aussi un message subtil sur sa santé et sa vitalité, qu'il veut montrer compatible avec les exigences de la présidence, en se faisant accompagner lors de rassemblements politiques par sa mère, Roberta, vieille dame de 96 ans qui respire la santé.

John_mcCain_682_431646a Le programme électoral de John McCain reflète son attachement à un bon nombre de priorités républicaines classiques, mais aussi une certaine volonté d'imprimer une nouvelle direction quand il l'estime nécessaire. Farouche partisan du renforcement des effectifs américains en Irak dès que cette mesure a été proposée, il plaide pour le maintien de la présence des États-Unis en Irak et en Afghanistan tant que ces pays ne seront pas stables ainsi que pour la poursuite d'une lutte antiterroriste agressive - autant de prises de position qui sont des principes de la politique actuelle des États-Unis. En matière de politique énergétique, John McCain préconise le recours accru à l'énergie nucléaire et au forage pétrolier en mer ; sur le plan économique, il recommande de pérenniser les importantes réductions d'impôt mises en place sous le gouvernement Bush.John_McCain5

Sur d'autres dossiers, en revanche, John McCain promet de se démarquer du gouvernement actuel. Par exemple, il se dit favorable à un plus haut degré de collaboration avec les alliés des États-Unis en matière de politique étrangère. En outre, il s'engage à prendre des mesures plus musclées pour lutter contre le réchauffement planétaire et le changement climatique, et notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 60 % d'ici à 2050.

Indépendamment du verdict des urnes en 2008, John McCain restera indubitablement au service du pays auquel il a consacré toute sa vie. On le comprend aisément à la lecture d'un passage simple, mais éloquent, tiré de son autobiographie et dans lequel il médite sur une leçon qu'il a apprise durant sa captivité au Vietnam.

« Ce n'est qu'après l'avoir perdue un temps que j'ai compris à quel point j'aimais l'Amérique ».

Qui sera le futur président des États-Unis

 
Bonjour a tous,

Le mois de novembre approche à grand pas, et les États-Unis vont devoir choisir leur futur Président.j0289554

A l'heure d'aujourd'hui, le match est bel et bien lancé entre John Mc Cain (candidat républicain) et Barack Obama (candidat démocrate). Outre le fait que les médias européens parlent peu de cette échéance importante, USA-Passion vous propose de découvrir les deux candidats, différemment. j0289549 Qui sont-il réellement? quel a été leur parcours familiale, politique? quel sont les principales trames de leur programme? Plongé dans la vie des candidats.

Biensur en tant que français, nous n'aurons nullement la possibilité de voter mais le choix de tel ou tel candidat influencera forcement les années à venir d'un point de vue géopolitique, économique et social.

Retrouvez les deux articles dans la catégorie "A la Maison Blanche"

8月17日

Los Angeles, la cité des Anges

 

La cité des Anges n’a pas de réel centre. C’est la juxtaposition d’au moins 18 communautés, qui témoignent de l’installation par strates, à commencer par les pionniers européens. Profitez de votre séjour pour chasser les stars et découvrir le Pacifique.

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Une ville mosaïque

Los Angeles est la seconde ville des Etats-Unis après New York avec 4 millions d’habitants, 10 millions dans l’agglomération. Ici le monde entier est représenté et l’espagnol (25 % de la population est latino) est la seconde langue vivante, voire la première selon les quartiers.

De l’avis des Angelinos, la meilleure façon de découvrir cette mosaïque est sans doute de parcourir Sunset Boulevard d’Est en Ouest en partant de Down Town, traversez le cœur historique et hispanique de L.A (Los Feliz) , asiatique Thaï Town, puis Little Armenia, rejoignez Hollywood berceau du cinéma, surfez sur West Hollywood (cœur gay), sillonnez Beverly Hills (sans surprise), Westwood l’universitaire, Bel Air, Brentwood pour finir à Pacific Palisades au bord de l’océan Pacifique.

Down Town, le centre ville historique

De l’autre côté de Ventura Boulevard, sorte de frontière impalpable, s’étend Down Town, le centre ville historique. La municipalité a fait de gros efforts pour réhabiliter Down Town, qui possède maintenant un magnifique complexe de cinéma (Arclight) et une vie culturelle riche.

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Passadena

Au Nord-Est de Down Town, Passadena est une sorte d’enclave, la ville où se sont installés les premiers gros fermiers du Middle West en 1880. Une cité charmante avec un vrai centre ville, des hôtels particuliers, le musée Norton, et ses collections de sculpture de Rodin, Henri Moore, Brancusi, la bibliothèque Huntington, et son fabuleux jardin botanique.

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En route vers Pacific Palisades

Impossible de ne pas se diriger vers le Pacifique, une balade à « Pacific Palisades » s’impose. Située entre Santa Monica et Malibu, sur les falaises qui surplombent l’océan et l’autoroute PCH, « Pacific Palisades » est un des villages les plus côtés de L.A. Avec maisons en bois de style néovictorien, ses allées bordées d’une végétation luxuriante (lantanas, magnolias, aloès, yuccas) soigneusement entretenue, on se croirait…dans « Desperate Housewives ».

Pacific Palisades est un petit paradis avec un vrai centre, un marché bio de rêve le week-end, un café pour prendre son petit-déjeuner, une très jolie librairie et quelques boutiques de luxe. Ce n’est pas un hasard si Pacific Palisades - plus central et moins tapageur que Malibu - , est devenu un des sanctuaires des auteurs à succès de L.A.