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日志


5月27日

Les 500 miles d'Indianapolis, tous en piste !

 
Aujourd’hui se dispute une course mythique et incontournable aux Etats-Unis, la 91ème édition des 500 miles d’Indianapolis, dans l’Indiana, comptant pour le championnat IndyCar. Pour l’édition 2007, ils seront 33 au départ avec pour la première fois dans l'histoire de la course ; trois dames au départ : Danica Patrick, Sarah Fisher et Milka Duno. Les 500 miles d'Indianapolis (également appelés Indianapolis 500 ou Indy 500) est une course automobile américaine qui se tient chaque année le week-end du Memorial Day sur l'Indianapolis Motor Speedway à Speedway dans l'état de l'Indiana.
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La piste d'Indianapolis a été construite en 1909. Le complexe de l'Indianpolis Motor Speedway est celui qui permet une capacité de spectateurs la plus grande au monde. Depuis quelques années le Speedway accueille chaque année trois compétition majeures : Indy 500 en IRL, le Allstate 400 en NEXTEL Cup et le Grand Prix de Formule 1. Longue de 2,5 miles en forme quadri-ovale en asphalte, elle verra aprés 200 tours, certainement encore cette année un très beau spectacle.
 
Les 500 Miles d'Indianapolis voient le jour en 1911, et comme l'espéraient ses créateurs, devient rapidement la référence des courses américaines, sa durée exceptionnelle ainsi que le caractère du circuit (un long quadrilatère de 2,5 miles recouvert de briques) en faisant un test impitoyable pour les machines.
 
Mieux, dès 1913, l'Indy 500 devient une étape incontournable pour les constructeurs étrangers désireux d'y affirmer la suprématie de leurs machines. Citons notamment Peugeot, Delage, Fiat, Mercedes.
 
Au sortir de la première guerre mondiale, le fossé se creuse entre les sport automobile européen et le sport automobile américain, et l'Indy 500 redevient une compétition purement américaine, vis à vis de laquelle les pilotes et constructeurs européens ne manifestent guère d'intérêt. Il faut attendre les années 1960 pour que la course retrouve un caractère international, grâce à l'offensive britannique menée par Lotus (qui révolutionne l'épreuve en imposant pour la première fois une monoplace à moteur arrière). Dans le sillage de Lotus (et de son pilote fétiche Jim Clark), la plupart des ténors de la Formule 1 des années 1960 tenteront également leur chance, avec plus ou moins de réussite.
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L'internationalisation de l'épreuve a repris de plus belle dans les années 1980, période au cours de laquelle le CART (dont l'Indy 500 était l'épreuve majeure) était un refuge de plus en plus prisé des anciens pilotes de Formule 1. La scission CART/IRL de 1996, en partie motivée par la volonté de Tony George (héritier de la famille Hulman, propriétaire du circuit depuis 1945) de donner la priorité aux pilotes et aux constructeurs locaux, n'a pas enrayé ce phénomène. Cette scission, très déstabilisatrice pour l'ensemble des courses de type monoplace aux États-Unis, a surtout eu pour effet d'affaiblir l'Indianapolis 500, dont l'audience est désormais moindre que certaines épreuves de Nascar.
 
Epreuve phare du sport automobile américain, l'Indianapolis 500 a à plusieurs reprises été au cœur des luttes d'influence. De 1911 à 1955, l'Indy 500 était organisé sous l'égide de l'Association des Automobiles Américaines (AAA). Après 1955, l'AAA préfère se retirer de l'organisation des compétitions sportives et cède la place à l'USAC (United States Auto Club).
 
De 1950 à 1960, l'Indianapolis 500 a également compté pour le championnat du monde de Formule 1. Mais cette présence de l'Indy 500 au calendrier de la F1 était essentiellement symbolique et destinée à cautionner l'étiquette mondiale du championnat du monde naissant. Disputés selon des règlements techniques et sportifs différents de ceux en vigueur le reste de la saison, les 500 Miles d'Indianapolis n'ont que rarement attiré les habitués du championnat du monde. Paradoxalement, c'est à partir du début des années 1960 (alors même que l'Indy 500 avait été retiré du calendrier) que certains pilotes de F1 ont fait des 500 Miles d'Indianapolis un objectif majeur de la saison.
 
En 1979, les principales écuries du championnat USAC décident de faire scission et de créer leur propre compétition, le CART. La plupart des épreuves du calendrier rejoignent le CART à l'exception notable de l'Indianapolis 500, qui maintient sa fidélité à l'USAC. Le championnat USAC disparaissant rapidement, l'Indianapolis se court alors hors-championnat pendant plusieurs années, sans effet sur le prestige de l'épreuve, puisque les équipes du championnat CART continuent d'y participer. A partir de 1983, les 500 miles d’Indianapolis intègre enfin le calendrier du championnat CART.
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Une nouvelle scission intervient en 1996, avec la création par Tony George, de l'Indy Racing League, un nouveau championnat qui vise à concurrencer le CART et dont l'Indy 500 devient évidemment l'événement majeur du sport automobile aux Etats-Unis.
 
Contrairement à une épreuve classique qui dure un week-end, les 500 Miles d'Indianapolis s'étalent traditionnellement sur l'ensemble du mois de mai (à noter que depuis 2006, les organisateurs ont décidé de raccourcir à 3 semaines la durée des festivités). A travers différentes épreuves de qualifications ou d’essais, les différentes places sur la grille seront attribuées pour le jour tant attendu.
 
Le dimanche de la course, après le traditionnel défilé des pilotes et l'hymne américain, les 33 concurrents allument leur moteur en entendant le fameux Gentlemen, start your engines, prononcé par un membre de la famille Hulman. À noter que la présence de femmes au départ de la course a amené les organisateurs à amender cet ordre, qui devient si besoin est Lady and gentlemen, start your engines ou même Ladies and gentlemen, start your engines. Les 33 pilotes se placent alors derrière le pace-car et forment 11 lignes de 3 pilotes en attendant que la course soit lancée. Le vainqueur de la course rejoint Victory Lane avec sa voiture. Victory Lane est le cercle des vainqueurs, où seul le premier et son équipe sont autorisés à accéder. Dans les courses américaines, et tout particulièrement à Indianapolis, le podium n'existe pas, et seul le vainqueur est honoré.
 
Le vainqueur reçoit le Borg-Warner Trophy, grande coupe sur laquelle sont sculptés les visages de tous les précédents vainqueurs de la course. Le vainqueur reçoit également une bouteille de lait dont il boit quelques gorgées. Cette tradition lactée remonte à 1936 et à la victoire de Louis Meyer, qui avait exigé cette boisson pour se désaltérer après la course. Aujourd'hui, la firme qui est sous contrat avec les organisateurs pour fournir le lait, demande à chaque pilote avant l'épreuve quel type de lait il souhaite boire en cas de victoire.
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Depuis la création de l’épreuve en 1911, les américains l’on remporté à 76 reprises et pour nous français on compte seulement 2 victoires en 1913 avec Jules Goux et en 1914 par René Thomas. Pour cette édition 2007, aucun français ne sera aligné au départ, le français Stephan Grégoire aurait pu participer pour la huitième fois de sa carrière à cette course mais un accident lors des essais en vue des qualifications la semaine dernière l'a privé de cette chance.
De plus, à l’heure où l’on parle de la pollution des américains, il est bon de noter que l’ensemble des voitures qui prendront le départ cette année utiliseront pour la première fois uniquement de l'éthanol comme carburant. Une grande première qui marque un point dans la prise de conscience de la sauvegarde urgente de l’environnement.
 
Si vous êtes désireux d’en savoir plus vous pouvez consulter le site de l’épreuve : www.indy500.com (en anglais)
 
Alors que nous réserve la course de cette année ? Les trois écuries favorites seront Penske, Ganassi Racing et Andretti Green Racing qui alignent à eux trois pas moins de 9 pilotes. Le vainqueur fera-t-il partie de ceux-ci ou d'une autre équipe ? Qui empochera plus de 10 millions de dollars de gains ? Réponse ce dimanche soir.
5月25日

Des Américains à Paris

 
Image hébérgée par hiboox.com C’est dimanche que débute les Internationaux de France de tennis à Roland Garros. Roland Garros qui se déroule à Paris, cette année du 27 mai au 10 juin 2007, est l’un des quatre plus grand tournois de tennis du monde dit tournois du Grand Chelem avec Wimbledon en Angleterre, l'US Open au Etats-Unis et l'Open d'Australie… heu… en Australie.
 
Roland-Garros reste l'un des tournois majeurs de la saison, puisqu'il correspond à la deuxième levée des tournois du Grand Chelem, les plus prestigieux. Il vient clore la saison sur terre battue pour les meilleurs joueurs mondiaux, avant le début de la saison sur gazon. Considéré comme le tournoi le plus exigeant, notamment au niveau physique, Roland Garros marque chaque saison l'avènement de l'un des rois de la surface.
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Pour ceux qui s’intéressent et qui suivent le monde du tennis, il est clair que les grands spécialistes de la terre battue seront au rendez-vous, et même si ce sont principalement les espagnoles qui règnent en maître sur cette surfaces, quelques américains tenteront de décrocher une place dans l’histoire en brillant sur le court central.
 
Les américains et Roland Garros c’est une histoire commune. De grands noms du tennis y ont briller, d’autre ce sont effondrer mais tous, ce sont toujours battu en guerrier pour s’imposer.
 
Les Etats-Unis est d’ailleurs le pays qui compte le plus grand nombre de titres au nombre de 11 victoires pour les hommes dont la dernière date de 1999 avec André Agassi, et de 30 victoires pour les femmes dont le dernier date de 2002 avec Serena Williams.
 
Le tennis américain a toujours vu naître de grands champions dont voici quelques noms et leur palmarès à Roland Garros:
 
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Hommes:
 
- Michael Chang (plus jeune vainqueur en 1989),
- Jim Courier (2  victoires en simple 1991,1992),
- Pete Sampras (seul tournoi manquant à son palmarès),
- André Agassi (1 victoire en simple 1999).
 
Femmes:
 
- Helen Wills Moody (4 victoires en simple 1928, 1929, 1930, 1932, 2 victoires en double 1930, 1932),
- Chris Evert (7 victoires en simple 1974, 1975, 1979, 1980, 1983, 1985, 1986, 2 victoires en double 1974, 1975),
- Martina Navratilova (2 victoires en simple 1982, 1984, 7 victoires en double 1975, 1982, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988 et 2 en double mixte 1974, 1985),
- Monica Seles (plus jeune vainqueur femme en 1990, 3 victoires en simple en 1990, 1991, 1992),
- Lindsay Davenport (1 victoire en double en 1996),
- Serena Williams (1 victoire en simple en 2002, 1 victoire en double en 1999),
- Venus Williams (1 victoire en double en 1999),
- Jennifer Capriati (1 victoire en simple en 2001). 
 
Avec un tableau pareil, les Etats-Unis ont marqué de leur empreinte l’histoire du tennis mondiale. Noter qu’il manque a cette liste des joueurs comme John McEnroe (finaliste en 1984), Jimmy Connor’s.
 
Pour cette édition 2007, ce sont 41 joueurs et joueuses américains qui vont devoir aller chercher le titre en simple. Coté tableau homme Andy Roddick (3ème mondial ATP) et James Blake (8ème mondial ATP) sont les mieux placés pour conquérir la terre parisienne et coté femme le sœurs Venus et Serena Williams (29ème et 9ème mondiale WTA).
 
Malgré tout personne n’est à l’abri d’une surprise mais cette année encore on risque de voir certainement les mêmes têtes dans le dernier carré car la forme des américains avant ce tournoi n’est pas au beau fixe. A eux de me faire mentir et rendez-vous le 10 juin pour compter les points.   
5月24日

Amerigo Vespucci : un nom pour l'Amérique

 
Amerigo Vespucci est mort, mais son nom, ou plutôt son prénom, allait faire couler beaucoup d'encre. Chacun sait que le continent américain fut baptisé à partir du prénom du navigateur florentin.
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Nous le devons à un géographe de Saint Dié en France (eh oui !). Dans cette petite ville des Vosges, en Lorraine, un imprimeur du nom de Gauthier Lud décide en 1507 de rééditer la "Cosmographia de Ptolémée", l'ouvrage géographique de référence à cette époque.
Les nombreuses découvertes de ces dernières années impliquaient qu'on la corrigeât. Pour tracer et graver les nouvelles cartes on fit appel à un jeune géographe du nom de Martin Waldseemüller.
 
Sur quelles bases allait-on s'appuyer pour la description de ces nouvelles terres ? C'est alors qu'on se souvint qu'un certain Amerigo Vespucci, qui fut le premier à faire état du Nouveau Monde dans sa lettre de 1503 intitulée "Mundus Novus".
 
En 1505, le Duc de Lorraine fait parvenir un abrégé en français des expéditions de Vespucci ainsi que des documents cartographiques portugais, ce qui convainc alors Waldseemüller de ne pas se limiter à un nouveau texte mais de dessiner aussi une carte représentant le nouveau monde tel que décrit par Vespucci. La tâche est ardue et se révèle plus longue que prévue.
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Néanmoins, la version latine du document final est publiée le 24 avril 1507, un ouvrage de 52 pages, accompagnée de la première carte du monde sur laquelle figure l’Amérique, ainsi nommée. « Je ne trouve aucune raison de ne pas appeler le nouveau continent, terre d’Amerigo, en hommage à son découvreur, ou plus simplement America, puisque aussi bien les continents européen et asiatique ont reçu des noms féminins, Europa et Asia », note Waldseemüller dans l’ouvrage pour expliquer ce choix.
 
Waldseemüller y mentionne même la quatrième partie de la terre et ajoute comme proposition personnelle, "que l'on pourrait appeler désormais terres d'Americus ou America, puisque c'est Amerigo qui l'a découverte.
 
C'est ainsi que fut baptisé le Nouveau Monde.

The Star-Spangled Banner ?

 
Eh bien The Star-Spangled Banner ou La Bannière étoilée est un poème écrit en 1814 par Francis Scott Key et qui constitue à présent l’hymne national des États-Unis d'Amérique.
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Avocat de 35 ans et poète amateur, Key l'a écrit après avoir assisté pendant la guerre de 1812 au bombardement de Fort McHenry à Baltimore, dans le Maryland, par des navires britanniques entrés dans la baie de Chesapeake.
 
Le texte rend hommage à la résistance héroïque de ceux qui défendirent le fort et qui furent en mesure de faire flotter le drapeau américain au sommet en dépit de l'acharnement de l'ennemi à y planter le sien.

Joué sur l’air de "To Anacreon in Heaven", une chanson populaire anglaise, ce poème est devenu bien connu en tant que chant patriotique américain.
 
Il a été reconnu pour un usage officiel par la marine américaine en 1889 et par la Maison-Blanche en 1916, et a été adopté comme hymne national par une résolution du Congrès en date du 3 mars 1931.
 
La chanson se compose de quatre strophes, mais généralement seule la première strophe et le premier refrain sont chantés aujourd’hui.
 
Version original
 
Oh, say, can you see, by the dawn's early light,
What so proudly we hail'd at the twilight's last gleaming ?
Whose broad stripes and bright stars, thro' the perilous fight,
O'er the ramparts we watch'd, were so gallantly streaming ?
And the rockets' red glare, the bombs bursting in air,
Gave proof thro' the night that our flag was still there.
O say, does that star-spangled banner yet wave
O'er the land of the free and the home of the brave ?
 
On the shore dimly seen thro' the mists of the deep,
Where the foe's haughty host in dread silence reposes,
What is that which the breeze, o'er the towering steep,
As it fitfully blows, half conceals, half discloses ?
Now it catches the gleam of the morning's first beam,
In full glory reflected, now shines on the stream :
'T is the star-spangled banner : O, long may it wave
O'er the land of the free and the home of the brave !
 
And where is that band who so vauntingly swore
That the havoc of war and the battle's confusion,
A home and a country should leave us no more !
Their blood has washed out of their foul footsteps' pollution.
No refuge could save the hireling and slave'
From the terror of flight and the gloom of the grave :
And the star-spangled banner in triumph doth wave
O'er the land of the free and the home of the brave.
 
O, thus be it ever when freemen shall stand,
Between their lov'd homes and the war's desolation ;
Blest with vict'ry and peace, may the heav'n-rescued land
Praise the Pow'r that hath made and preserv'd us as a nation !
Then conquer we must, when our cause is just,
And this be our motto : "In God is our trust"
And the star-spangled banner in triumph shall wave
O'er the land of the free and the home of the brave !
 
Version française
 
Oh, voyez-vous, dans la première clarté de l'aube,
Celui que nous avions salué fièrement dans les dernières lueurs du crépuscule ?
Dont nous observions les larges bandes et les étoiles brillantes, lors des combats dangereux,
Sur les remparts où elles flottaient avec bravoure ?
Et les éclairs rouges des fusées, les bombes déchirant l'air,
Prouvaient à travers la nuit que notre drapeau était toujours là.
Oh oui, cette bannière étoilée flotte toujours
Sur la terre de la liberté et sur la patrie des braves ?
 
Sur le rivage, à peine entrevu à travers la brume épaisse,
Où les hordes d'ennemis arrogants attendent dans un odieux silence,
Qu'est-ce donc que la brise, sur la tour élevée,
Soufflant par intermittence, tantôt nous dissimule, tantôt nous révèle ?
Maintenant elle attrape les reflets des premières lueurs du matin ;
Et brille désormais en flottant de toute sa gloire :
C'est la bannière étoilée ! O puisse-t-elle flotter longtemps
Sur la terre de la liberté et sur la patrie des braves.
 
Et où est donc cette troupe qui jurait avec tant de vanité
Que les dégâts de la guerre et la confusion de la bataille
Ne nous laisseraient plus jamais ni foyer ni pays ?
Leur sang a effacé les traces de leurs empreintes immondes.
Aucun refuge ne peut sauver ni le mercenaire ni l'esclave
De la terreur de la fuite et de l'obscurité de la tombe :
Et la bannière étoilée flotte triomphante
Sur la terre de la liberté et sur la patrie des braves.
 
Oh ! Que toujours les hommes libres se lèvent
Pour s'interposer entre leur cher foyer et la désolation de la guerre !
Béni par la victoire et la paix, puisse le pays sauvé par le ciel
Louer le pouvoir qui a su créér et préserver notre nation.
Alors nous devrons vaincre car notre cause est juste ;
Et que "En Dieu nous croyons" soit notre devise.
Et la bannière étoilée flottera toujours
Sur la terre de la liberté et sur la patrie des braves !
5月22日

50 étoiles pour une légende

 
Image hébérgée par hiboox.com Le drapeau américain, la Bannière Etoilée, le Stars and Stripes ou l'Old Glory, est sans doute l'un des drapeaux les plus fameux du monde. Il présente un champ rayé de 13 bandes horizontales rouges et blanches (sept rouges, six blanches) symbolisant les colonies qui se soulevèrent contre la Grande-Bretagne et à l'origine de la création de l'état américain, et un canton bleu renfermant 50 étoiles blanches représentant les états de l'Union. Il y a donc autant d'étoiles que d'états et le nombre d'étoiles a évolué avec le temps. Les étoiles sont ajoutées le 4 juillet suivant l'intégration des nouveaux états.
 
La première version du drapeau qui remplaça un ensemble d'étendards révolutionnaires comprenant notamment le drapeau de la "Grande Union", le premier à avoir été hissé, au début de 1776, par George Washington (1732-1799) lorsqu'il proclama l'organisation de l'Armée Continentale fut adoptée le 14 juin 1777 par une résolution du Marine Committee du Second Congrès continental tenu à Philadelphie.
 
« Resolved, that the flag of the United States be thirteen stripes, alternate red and white; that the union be thirteen stars, white in a blue field representing a new constellation. »

« Décide, que le drapeau des États-Unis sera constitué de treize bandes, alternativement rouges et blanches ; que le pavillon comportera treize étoiles, blanches sur un champ bleu représentant une nouvelle constellation. »
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Le nombre treize représente de manière évidente les treize états d'origine (Connecticut, New Hampshire, New York, New Jersey, Massachusetts, Pennsylvanie, Delaware, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie, Rhode Island et Maryland). Mais aucune distinction n'est faite de ce point de vue entre les étoiles et les bandes. Ainsi, lorsqu'en 1795, le Vermont et le Kentucky entrent dans l'union, le nombre d'étoiles et le nombre de bandes passent à quinze. Ce n’est qu’en 1818, que le Congrès décréta que le nombre de bandes serait ramené à treize, et qu’à l'avenir, seule une étoile serait ajoutée dans la canton pour marquer la venue d'un nouvel état, le 4 juillet suivant sa date d'admission.
 
De même, les couleurs sont choisies en 1777 sans justification. Mais le 20 juin 1782, le grand sceau des États-Unis d'Amérique est adopté avec des explications et une référence au drapeau :
 
« The colors of the pales are those used in the flag of the United States of America; White signifies purity and innocence, Red, hardiness & valour, and Blue, the color of the Chief signifies vigilance, perseverance & justice. »
 
« Les couleurs des bandes verticales sont celles utilisées sur le drapeau des États-Unis d'Amérique ; le Blanc signifie la pureté et l'innocence, le Rouge, la bravoure et la valeur et le Bleu, la couleur de la large bande signifie vigilance, persévérance et justice. »
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Le dessin ne devint officiel réellement qu'en 1912 avant des modifications intervenues en 1959 et en 1960, lors des admissions de l'Alaska et d'Hawaï. La version actuelle date donc du 4 juillet 1960 et des versions portant jusqu’à 56 étoiles sont déjà dessinées, au cas ou de nouveaux États adhèrent à l'Union comme Guam, Porto Rico et le District of Columbia sont les candidats les plus sérieux au statut d'État américain).
 
Enfin sachez que depuis 1942, le drapeau est soumis a un protocole stricte, inscrit dans la loi par un code régissant l’utilisation du drapeau dans lequel il est notamment question de la vitesse avec laquelle on doit monter et baisser les couleurs, ou encore de son déploiement devant les écoles.
5月21日

La country - symbole de tout une histoire -

 
Née aux Etats-Unis, la musique country est aujourd’hui l’une des formes de musique les plus populaires au monde. Rythmique ou traînante, sentimentale ou émouvante, la country vient des musiques folkloriques celtes des immigrés irlandais et écossais. Cette musique, avec le blues un symbole de l'Amérique.

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Elle prend ses origines dans les Appalaches où s’installent les premiers colons. Les compositeurs mettent par écrit les ballades traditionnelles de leurs pays d’origine en modifiant parfois la musique ou les paroles. Peu à peu ils y ajoutent des éléments de leur nouvelle vie, de leurs émotions nées du territoire américain, tout en gardant les caractéristiques européennes, notamment la présence du violon, la tradition des chants celtiques et des hymnes des églises protestantes.
 
En 1916, cette tradition de la musique country est compilée par Cecil J. Sharp ; ce compositeur anglais décortique plus de 1700 ballades, formant ainsi une impressionnante documentation. Au début du XXème siècle, l’utilisation du banjo se répand (plus facile à fabriquer et moins coûteux que la guitare) et s’intègre parfaitement à la musique country des Appalaches.
 
Survient ensuite la « Hill Billy music », ainsi surnommée par Al Hopkins quand le producteur Ralph Peer lui demande quel est son style de musique. Il répond « We’re just a bunch of hillbillies from North Carolina and Virginia. Call it anything you want ».
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Au fil du temps, la musique country devient un genre musical à part entière et engendre de nombreux styles tels que le old time country, the honky–tonk, le bluegrass, le western, le western swing, le rockabilly, le Nashville sound, le folk, la new country. La plus connue de ces déclinaisons est le bluegrass. Ce style musical originaire du Kentucky (dont on dit que le ciel donne à l'herbe des reflets bleus, au coucher du soleil), qui puise sa source dans les massifs montagneux des Appalaches. Il s'agit d'une musique très rythmée aux harmonies vocales à 3 ou 4 voix où le banjo, la contrebasse et la mandoline s’entremêlent à merveille.
Les nombreux styles de country se métissent également avec d’autres genres musicaux comme le jazz et se prêtent facilement au rythme du rock-and-roll. Le country rock en est une fusion très réussie ; une des meilleures illustrations est la rencontre entre Johnny Cash et Elvis Presley, en décembre 1956, qui allait donner naissance au désormais mythique Million Dollar Quartet, avec Jerry Lee Lewis et Carl Perkins.
 
C’est en 1924 que sont enregistrés les premiers disques de « Hill Billy music » par Columbia Records ; la même année, Vernon Dalhart devient le premier chanteur country de réputation nationale.
 
Les origines de la musique country moderne se retrouvent dans deux principales influences : Jimmie Rodgers et la famille Carter. L’humour, le whisky, le meurtre, la mort et la destitution sont des thèmes centraux dans l’oeuvre de Jimmy Rodgers, perpétuée par des artistes comme Hank Williams et Johnny Cash. La famille Carter marquera l’histoire de la musique country, par la voix de Sara et la guitare de Maybelle, annonciatrice de grands talents féminins comme Patsy Cline et Dolly Parton.
 
Dans les années 1960, Nashville, Tennessee, devient la capitale de la musique country. Le Nashville sound devient célèbre pour emprunter des sonorités à la musique pop des années 1950.
 
De Ray Charles à Patsy Cline, en passant par Willie Nelson la musique populaire des Etats-Unis est bien ancré donc dans la culture américaine. La country a souvent été décriée par certains critiques comme étant la musique préférée de « l'Amérique conservatrice et
blanche », mais a pourtant été influencée par deux chanteurs de country noirs : Ray Charles et Charley Pride.
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C’est à partir de 1990, que le line dancing (aujourd’hui de plus en plus populaire en France) commence à influencer la production de musique country. Ces années voient émerger des formes différentes de country : une nouvelle génération de musiciens tourne le dos au Nashville sound et emprunte des sonorités aux groupes punk et rock. Ces métissages de styles et la constante évolution des genres démontrent que la musique country est un style en perpétuel renouvellement, à la fois capable d’attirer de nouveaux publics et de satisfaire les inconditionnels. La country n'est pas seulement une musique mais aussi une danse qui accompagne ces rythmes populaires. S'apparentant à du madison, la danse country est simple et très amusante à faire (j'en ai d'ailleurs fait l'expérience!).
 
Elle revient de plus en plus sur le devant de la scène apportant avec elle, un état d'esprit, sans oublier le Stetson outil indispensable pour coiffer les apprentis cowboy! La country se démocratise est fait partie des styles de musique très en vogue actuellement, de nombreux chanteurs s'inspirent de ces rythmes populaires et ils n'est pas rare qu'aujourd'hui vous entendiez un peu de country dans différents albums. En termes de vente, la musique country talonne le rock and roll, et le chanteur Garth Brooks a vendu plus de disques que n’importe quel autre artiste dans l’histoire de la musique américaine - plus qu’Elvis Presley ou encore Michael Jackson.
5月18日

Etudier aux Etats-Unis

 
Quand doit-on commencer les démarches pour s’inscrire dans les établissements d’enseignement supérieur américains?
 
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De 10 à 12 mois avant la date de début des cours. Il y a la possibilité, dans un certain nombre d’établissements, de commencer les études au début de chaque semestre ou trimestre. Les dates limites d’inscription varient d’une université à l’autre.
 
Quel est le coût d’une année d’études?
 
Entre 15 000 et 50 000 dollars par an (11 114,46 euros à 37 048,19 euros par an) comprenant cours, logement et nourriture.
 
Quelles sont les possibilités d’aides financières?
 
Elles sont souvent limitées aux échanges inter-universitaires. Ne peuvent en bénéficier que les étudiants dont les universités ont négocié des accords avec des universités américaines. Il faut s’informer auprès du responsable des relations internationales de son université.
Les bourses d’études sont principalement accordées aux étudiants titulaires au minimum d’une maîtrise ou d’un diplôme de grande école. Il existe des aides financières accordées par les universités américaines mais elles sont limitées. Les étudiants du 3ème cycle souhaitant préparer un Master ou un doctorat peuvent obtenir un poste d’assistant d’enseignement ou un poste d’assistant de recherche. Ils doivent s’informer auprès du professeur responsable du département dans lequel ils souhaitent s’inscrire. Les candidatures aux aides financières doivent être déposées au moins un an à l’avance.
 
Peut-on travailler aux Etats-Unis pour financer ses études?
 
NON. Les visas étudiants ne permettent pas de travailler la première année, même à temps partiel, en dehors du campus. Après une année d’études, il est possible de travailler à temps partiel hors campus après avoir obtenu l’autorisation de son université américaine d’accueil et des services d’immigration.
 
Faut-il maîtriser la langue anglaise?
 
OUI. Un test de langue (Test of English as a Foreign Language : TOEFL) est demandé par tous les établissements d’enseignement supérieur. www.toefl.org
 
Quels autres tests doit-on passer?
 
- Le Scholastic Assessment Test (SAT) est nécessaire pour intégrer la 1ère et/ou la 2ème année universitaire (undergraduate). www.collegeboard.com
 
- Le Graduate Management Admission Test (GMAT) pour s’inscrire dans une business school (préparation d’un MBA). www.mba.com
 
- Le Graduate Record Examination (GRE) pour tous les domaines niveau post-maîtrise et doctorat (graduate). www.ets.org/gre/ ou www.gre.org
 
- Le Law School Admission Test (LSAT) pour s’inscrire dans une law school (rarement exigé des étrangers titulaires d’une maîtrise en droit souhaitant préparer un Master in Comparative Law - MCL ou un Master of Laws (LLM).
 
Y a-t-il des domaines où il est difficile de se faire admettre?
 
OUI. La médecine, les études dentaires et vétérinaires.
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Y a-t-il des universités américaines qui dispensent un enseignement en français?
 
NON. Sauf bien sûr dans les départements de français.
 
Comment choisir un établissement?
 
Avec l’aide de la bibliothèque du centre Education U.S.A. de la Commission Franco-américaine située au 9 rue Chardin, 75016 Paris, ou sur le site www.educationusa.state.org
 
Comment vérifier la qualité d’une université ou d’un programme?
 
Il faut d’abord s’assurer qu’ils sont accrédités par un organisme d’accréditation. Il existe également des classements non officiels qui peuvent aider à faire un choix.
 
Aux Etats-Unis, il n’y a pas de Ministère de l’Education, mais de nombreuses organisations non institutionnelles sont chargées de définir et de maintenir le niveau de l’enseignement. Un college ou une université est accrédité(e) si il ou elle remplit les conditions stipulées par l’organisme l’accréditation. Environ 4500 établissements sont accrédités aux Etats-Unis. www.chea.org
 
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Quel est le contenu d’un dossier d’admission dans une université américaine?
 
- Les Transcripts of Records (relevés de notes, détail des études effectuées par année ainsi que par matière) ;
 
- Les résultats des tests (envoyés directement par les services d’administration du test);
 
- Deux ou trois lettres de recommandation ;
 
- Un projet d’études rédigé par le candidat et un exposé sur les principales étapes de son parcours universitaire en France, de ses expériences professionnelles et de ses centres d’intérêt ;
 
- Une attestation stipulant que les ressources financières du candidat sont suffisantes ;
 
- Le paiement des frais de constitution de dossier (de 25 à 100 dollars non remboursables) (18,52 euros à 74,08 euros).

Que doit-on faire après acceptation de son dossier par une université?
 
Dès réception de la lettre d’admission, le candidat doit envoyer une lettre de confirmation pour être admis définitivement. L’université envoie alors les papiers nécessaires à l’obtention d’un visa (formulaire I-20 ou DS-2019) qui permettent de faire une demande auprès des services consulaires de l’ambassade des Etats-Unis. Il faut également souscrire une assurance santé car il n’y a pas d’équivalent de la sécurité sociale française aux Etats-Unis. www.amb-usa.fr
 
Quel est le système de notation aux Etats-Unis?
 
Si la charge de travail d’un étudiant se mesure en unités de valeurs (credits), la qualité de ce travail se reflète dans les notes (grades). Aux Etats-Unis, la note a une grande importance. Elle ne sert pas seulement à évaluer les étudiants individuellement mais elle permet aussi de les comparer. Ceux qui obtiennent un « A » sont mieux placés pour demander des bourses, pour être admis dans des établissements graduate et pour accéder à un emploi.

Lors du premier cours, le professeur expose son système de notation. Ne pas hésiter à poser toutes les questions utiles, à cette occasion et, plus tard, en cas d’incompréhension au sujet d’une note reçue.
 
Pour obtenir leur diplôme, les étudiants inscrits dans une université américaine doivent cumuler un certain nombre d’unités de valeur (credits), appelées parfois semester/quarter hours ou units. Chaque cours correspond à un certain nombre de credits (3 ou 4). Un conseiller académique peut aider l’étudiant à choisir ses cours.
 
La moyenne (grade point average ou GPA) se calcule en multipliant le nombre d’unités de valeur (credits) attribué à chaque cours par le nombre de points obtenus par l’étudiant pour ce cours. Il est ainsi possible d’établir le total de points par cours. Les totaux sont ensuite additionnés et la somme divisée par le nombre global de credits.
5月17日

Zodiac, de la réalité aux salles obscures

 
Image hébérgée par hiboox.com Nouveau focus cinéma sur un film qui sort aujourd’hui et qui va s’en doute marqué nos écrans français, il s’agit de « Zodiac ». Au delà du film le réalisateur s’est inspiré d’une histoire vraie.
 
En effet le Zodiac, appelé aussi le tueur du Zodiaque (The Zodiac Killer) est un tueur en série non identifié à qui est attribuée une série de meurtres commis dans le nord de la Californie dans les années 1960 et 70.
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Le nombre total de ses victimes reste incertain. Il est soupçonné d'avoir tué au moins cinq victimes dans les villes de Benicia et Vallejo, au lac Berryessa près de Napa et à San Francisco entre décembre 1968 et octobre 1969. Dans son livre consacré au tueur, Robert Graysmith établit une liste de 49 noms. Le tueur a revendiqué 37 victimes.
 
Les victimes connues du Zodiaque étaient pour la plupart de jeunes couples qui se trouvaient dans leur voiture, à l'arrêt, à la tombée de la nuit dans un endroit retiré (parking, lac). Dans deux cas, le tueur s'est approché très rapidement et a immédiatement ouvert le feu depuis l'extérieur de la voiture. Dans une autre affaire, il ligota un couple et discuta assez longuement avec eux avant de les agresser au couteau (la jeune fille mourut, son ami survécut et put raconter la scène). On attribue également au Zodiaque le meurtre d'un chauffeur de taxi en pleine ville (il aurait très probablement été contrôlé par deux policiers quelques instants après le meurtre mais sans être appréhendé, la radio de la police annonçant par erreur un suspect de couleur noire) et l'enlèvement d'une femme qui parvient à s'échapper en sautant en marche de la voiture de son ravisseur. Dans tous ces cas modus operandi, témoins, survivants et lettres anonymes du Zodiaque indiquent que le tueur était une seule et même personne.
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Le surnom du tueur provient de ses nombreuses lettres envoyées à la presse, incluant quatre cryptogrammes, dont trois n'ont à ce jour toujours pas été élucidés. Les premiers seront déchiffrés après une semaine par un professeur et sa femme. Les lettres sont également signées par un symbole ressemblant à une croix celtique ou à la visée d'un fusil de précision, un symbole également gravé avec la pointe d'un couteau sur une portière de la voiture d'une des victimes.
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Plusieurs milliers de suspects seront interrogés au cours des décennies. En avril 2004, la police de San Francisco clôt officiellement l'affaire, bien que l'identité du tueur demeure inconnue et qu'il n'existe pas de loi de prescription pour le meurtre. L'affaire reste ouverte dans le comté de Napa et à Vallejo. Parmi les suspects principaux figurèrent Arthur Leigh Allen, que Robert Graysmith considère comme le tueur présumé, et Theodore John Kaczynski, surnommé l'Unabomber, qui à l'époque des meurtres résidait à Berkeley.
 
Autres personnes suspectés : Andy Walker, Arthur Leigh Allen, Bruce Davis, Lawrence Kane, Michael O'Hare, Rick Marshall ...
 
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L'affaire a inspiré de nombreux films, dont The Zodiac Killer, réalisé par Tom Hansen avec très faible budget et sorti dès 1971, Zodiac Killer un film de Ulli Lommel sorti en 2005, The Zodiac, réalisé par Alex Bulkley et sorti en 2006, et donc Zodiac, réalisé par David Fincher qui sort ce jeudi. Le personnage présumé de Zodiac a par ailleurs inspiré les incarnations de nombreux autres tueurs en série de cinéma.
Au niveau de l’histoire du film, on retrouve en gros la même trame que l’histoire réelle. Zodiac est aussi librement basé sur les romans « Zodiac » (1986) et « Zodiac unmasked : the identity of America's most elusive serial killer revealed » (2002) du journaliste Robert Graysmith, qui y relate son expérience dans l'affaire. Dans le long métrage de David Fincher, c'est le jeune Jake Gyllenhaal (Le Secret de Brokeback Mountain) qui incarne Robert Graysmith à l'écran.
 
Avec Zodiac, le réalisateur David Fincher a connu le même sentiment obsessionnel connu par les trois protagonistes qui eurent affaire avec le Tueur du Zodiaque et dont le désoeuvrement et la détresse sont narrés dans le long-métrage. Fincher s'est impliqué à 100% dans l'Affaire, effectuant le parcours du légendaire serial killer avec plusieurs des enquêteurs originaux, compulsant quelque 10 000 pages de rapports et documents, interviewant les survivants, les proches des victimes, ou encore la famille d'un des principaux suspects, ancien enseignant pédophile condamné pour attouchements.
 
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Zodiac est raconté à travers trois destins, dont celui du dessinateur Robert Graysmith, qui livra une enquête impressionnante sur le Tueur du Zodiaque, écrivant notamment deux livres sur le sujet. David Fincher raconte : "Il ne pouvait se contenter d'être un spectateur distant, il fallait qu'il joue un rôle actif dans cette histoire. N'étant pas reporter, il prit sur son temps libre pour enquêter, alors que la plupart des investigateurs officiels avaient abandonné leurs recherches. Tout ce que nous avons inclus dans le film est issu de ses prospections, mais chaque détail a été confirmé par les rapports de police et les entretiens que nous avons menés de notre côté. (...) Pour traiter une affaire comme celle-ci, on doit également prendre en considération le fait qu'un grand nombre de gens sont convaincus que Robert s'est trompé sur certains points, et que leur propre interprétation est la bonne.". Le réalisateur David Fincher, qui a grandi en Californie lorsque sévissait le Tueur du Zodiaque, était sans doute l'un des mieux placés pour retracer son histoire sur grand écran. Il raconte : "Dans mon quartier, les gosses de mon âge en avaient une peur bleue. Allait-il se pointer au bout de la rue, se glisser dans la cour de notre école, monter dans notre bus ? Chacun redoutait le Zodiac."
 
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Au delà du grand écran, Robert Graysmith, le vrai, aura passé une grande partie de son existence à mener l'enquête sur le Tueur du Zodiaque. Il dresse un bilan de cette expérience qui l'aura marqué au fer rouge, lui et nombre de personnes : "Je pense que ma principale contribution, parallèlement à mes interviews, à mes recherches de témoins et de suspects évanouis dans la nature, aura été de visiter chaque commissariat, d'étayer toutes les données et de les partager pour faire avancer l'enquête. Cela a toujours été ma motivation première et mon espoir au long de ce tumultueux voyage qui aurait pu nous détruire un par un. Beaucoup ont payé dans leur chair le prix de cette longue traque et de leur attachement fasciné à ce tragique mystère. Il y eut plus d'un divorce et plus d'une carrière brisée, notamment celle d'un brillant reporter qui y laissa sa santé. Pour la police, ce fut une litanie d'échecs, une source inépuisable de frustrations." 
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Le film en lui-même peut être vu comme un documentaire. En effet, pour le scénariste et producteur James Vanderbilt, Zodiac est une adaptation atypique, notamment en raison de l'énorme documentation que David Fincher et son équipe avaient à leur disposition. Il explique : "Lorsque vous vous lancez dans une adaptation de cette ampleur, vous n'êtes sûr que d'une chose : la nécessité de devoir sacrifier, in fine, plus des trois-quarts du matériau originel. Personne ne peut faire tenir un livre entier dans un film d'une durée normale. Mais, ici, nous disposions non seulement de deux livres, mais d'une tonne d'interviews. Notre grand avantage était d'avoir choisi de raconter l'histoire de personnages qui se laissent envoûter par le Zodiac : Graysmith, au premier chef, mais aussi des policiers et un reporter. Cette abondance de données servait notre propos, car elle suscitait constamment de nouvelles hypothèses, de nouveaux entretiens, de nouvelles investigations. Zodiac est un des films les plus documentés que je connaisse, et il ne fait pourtant que gratter la surface au regard de l'énorme masse d'informations qui s'est accumulée au fil de trois décennies."
 
A l’heure où le monde du cinéma international est en ébullition avec l’ouverture du Festival de Cannes, sachez que le film Zodiac est présenté en Compétition officielle. Au niveau des premières critiques, l’ensemble de la presse est unanime et voit dans ce film un gros succès.
 
Jubilatoire, angoissant, souvent drôle, bien écrit, splendidement et magistralement dirigé, Zodiac est un film d'investigation adulte, d'une sobriété hallucinante, fascinant de la première à la dernière minute sûrement le premier grand film américain de 2007, et sans aucun doute l'un des événements les plus réjouissants du Festival de Cannes.
5月13日

Chapitre 2 - De la naisssance de la nation à la guerre de Secession

 
Pour l'essentiel, la Constitution des États-Unis apaisait les craintes des Américains quant aux risques d'abus d'un pouvoir central grâce à la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et à dix amendements - connus sous le nom de « Déclaration des droits » (Bill of Rights) destinés à sauvegarder les libertés individuelles.
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Une méfiance persistante envers une concentration excessive des pouvoirs s'est manifestée dans les philosophies politiques divergentes des deux personnalités les plus éminentes de la période révolutionnaire : George Washington et Thomas Jefferson.
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Le premier, général en chef pendant la guerre et premier président des États-Unis, dirigeait un parti favorable au renforcement de la présidence et du gouvernement central. Le second, principal auteur de la Déclaration d'Indépendance, représentait les partisans d'un accroissement de l'autorité des États fédérés, au motif que la population pourrait plus aisément leur demander des comptes.
 
Jefferson devint le troisième président des États-Unis en 1801. Malgré son intention de limiter les pouvoirs de la présidence, les réalités politiques en disposèrent autrement. Entre autres actions énergiques, il acheta en 1803 l'immense territoire de la Louisiane à la France, ce qui permit de doubler quasiment la superficie du pays. Ces 2 millions de kilomètres carrés supplémentaires repoussaient les frontières du pays vers l'ouest jusqu'aux montagnes Rocheuses, dans le Colorado. 
 
 Pendant le premier quart du XIXe siècle, la Frontière se déplaça vers l'ouest, jusqu'au Mississippi et au-delà. En 1828, les électeurs américains portèrent pour la première fois à la présidence un « outsider » : Andrew Jackson, issu d'une famille pauvre du Tennessee et étranger aux traditions culturelles de la côte atlantique.
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Si, en apparence, l'ère jacksonienne fut une période d'optimisme et d'énergie, la jeune nation restait prisonnière d'une contradiction. Les nobles termes de la Déclaration d'Indépendance, selon laquelle « tous les hommes sont créés égaux », étaient vides de sens pour 1,5 million d'esclaves.
 
En 1820, les hommes politiques sudistes et nordistes examinèrent la question de la légalité de l'esclavage dans les territoires de l'Ouest. Le Congrès parvint à un compromis : l'esclavage serait autorisé dans le nouvel État du Missouri et sur le territoire de l'Arkansas mais interdit partout ailleurs à l'ouest et au nord du Missouri. L'issue de la guerre contre le Mexique (1846-1848) accrut les possessions territoriales des Américains et posa à nouveau la question de l'extension de l'esclavage.
 
En 1850, un autre compromis permit d'admettre la Californie au sein de l'Union en qualité d'État libre et conféra aux citoyens de l'Utah et du Nouveau-Mexique le droit d'autoriser ou non l'esclavage à l'intérieur de leurs frontières (ils refusèrent).
 
Mais les rancœurs persistaient. Après l'élection à la présidence en 1860 d'Abraham Lincoln, adversaire de l'esclavage, onze États quittèrent l'Union et se proclamèrent membres d'une nouvelle nation indépendante : les États confédérés d'Amérique, lesquels regroupaient la Caroline du Sud, le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord.
Ainsi éclata la guerre de Sécession. L'armée confédérée l'emporta au début des hostilités et certains de ses commandants, en particulier le général Robert E. Lee, furent de brillants stratèges. Mais l'Union disposait de forces supérieures en hommes et en ressources.Image hébérgée par hiboox.com
 
Pendant l'été 1863, Lee joua son va-tout en envoyant ses troupes dans le Nord jusqu'en Pennsylvanie. Il se heurta à l'armée de l'Union à Gettysburg, où eut lieu la plus grande bataille qui ait jamais été livrée sur le sol américain. Au bout de trois jours de combats désespérés, les Confédérés durent s'avouer vaincus. Au même moment, sur le Mississippi, le général nordiste Ulysses S. Grant, prenait la ville de Vicksburg. L'Union contrôlait désormais toute la vallée du Mississippi, coupant en deux la Confédération.
 
Deux ans plus tard, après une longue campagne où s'affrontèrent les armées commandées par Lee et Grant, les Confédérés capitulèrent. La guerre de Sécession fut l'épisode le plus traumatisant de l'histoire des États-Unis. Mais elle régla deux problèmes qui tourmentaient les Américains depuis 1776. Elle abolit l'esclavage et confirma que le pays ne se composait pas d'États semi-indépendants mais formait une nation, une et indivisible.

"Lucky You" quand le cinéma joue aux cartes

 
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Tour d'horizon sur un film sorti le 9 mai chez nous, ce film c'est "Lucky You".
 
Avec pour décor la ville de Las Vegas, entrez dans le monde trés secret des grands tournois de poker. Voici l'histoire :
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Dans les salons de Las Vegas où s'affrontent les meilleurs joueurs de poker du monde, Huck Cheever est connu comme un risque-tout. Mais, dans sa vie privée, ce flambeur acharné est un homme d'une prudence extrême, qui refuse tout investissement émotionnel, toute relation durable.

Lorsque Huck se présente au Tournoi International de Poker 2003, avec la ferme intention de remporter le titre en même temps que les faveurs de la chanteuse Billie Offer, un obstacle inattendu se dresse sur sa route : son père, L.C. Cheever, joueur légendaire, qui abandonna jadis la mère de Huck. Une lutte sans merci, attisée par des années de ressentiment, oppose d'emblée les deux hommes pour la conquête du titre.
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A l'approche du duel final, Huck comprend que, pour rafler la mise à la table de poker et au jeu de la vie, il va devoir changer de tactique...
 
En ce qui concerne le casting, là aussi on est vraiment servi. Vous retrouverez notamment la belle Drew Barrymore, Eric Bana (Hulk...) et le grand Robert Duvall (Open Range...). Tout ce petit monde emmené par Curtis Hanson, fabricant de succés qui a notamment réalisé les films 8 Mile et L.A Confidential.
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Mais un film sur le poker ne serait rien sans des vrais joueurs de poker. Afin de brosser un portrait authentique de l'univers du poker, l'équipe du film a fait appel à plusieurs joueurs renommés, à commencer par Doyle Brunson, dit "Texas Dolly". Double vainqueur des World Series, il a (comme dans le film) un fils qui s'est engagé dans la même voie. A côté de cet éminent conseiller poker, Matt Savage, qui a dirigé plusieurs grands tournois, était le "conseiller tournoi", tandis que Jason Lester (4e des World Series 2003)a été engagé comme consultant pour la séquence finale du championnat. Tous trois jouent aussi leur propre rôle dans le film.
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Alors pourquoi un film sur le poker ?
 
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Avec Lucky you, Curtis Hanson s'intéresse à une discipline qui connaît engouement sans précédent depuis quelques années. Il plonge l'action du film au coeur du tournoi mondial de poker. Mieux connue sous le nom de World Poker Tour, cette compétition se déroule dans toutes les grandes villes où se joue le poker, Paris ou, comme ici, Las Vegas. Curtis Hanson précise ses intentions : "J'avais envie d'inscrire l'histoire d'une relation filiale et amoureuse dans le monde du poker parce que j'ai toujours été fasciné par le fait que les dons nécessaires à une bonne pratique du poker sont diamétralement opposés à ceux qu'appelle une bonne relation personnelle. La tromperie ou le bluff, qui peuvent compromettre à jamais une histoire d'amour, font partie intégrante du jeu. À la table de poker, il n'y a aucune place pour l'esprit de solidarité : c'est un sport individuel qui se dispute là. Le joueur doit être totalement focalisé sur lui-même. Il ne peut sympathiser avec quiconque, il ne doit pas se demander si l'adversaire peut ou non se permettre de perdre. À l'inverse, une bonne relation amoureuse est basée sur l'empathie, le souci de l'autre, l'honnêteté, voire l'abnégation. Au vu de cette dichotomie, il m'a semblé que le poker pouvait être à la fois la métaphore et le miroir des différentes relations évoquées dans ce film."
 
Un film riche et intéressant, alors filer à la découverte des cartes de jeux sur les tables de Las Vegas. C'est au cinéma depuis le 9 mai 2007. 
5月12日

Chapitre 1 - Les débuts de l'époque coloniale

 
A l'heure où la reine Elizabeth II s'est rendu aux Etats-Unis pour la commémoration du 400ème anniversaire de la ville de Jamestown, je vous propose de lancé un petit coup d'horizon sur l'histoire des Etats-Unis. A travers plus chapitres vous découvrirez comment l'Amérique que l'on connait aujourd'hui est devenu une grande nation. Parti de rien, l'ambition et la volonté de personnalités ont permis de bâtir une nation forte est reconnu par tous.
 
Tout commença donc par l'arrivée des premiers Européens qui atteignirent l'Amérique du Nord, conduits par le chef viking islandais Leif Ericson, vers l'an 1000. Des traces de leur passage ont été découvertes dans la province canadienne de Terre-Neuve, mais les Vikings ne parvinrent pas à établir une colonie permanente et perdirent vite tout contact avec le nouveau continent.
 
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Cinq siècles plus tard, la demande d'épices, de textiles et de teintures en provenance d'Asie poussa les navigateurs européens à rêver de routes plus courtes entre l'Orient et l'Occident. Agissant pour le compte de la Couronne d'Espagne, le navigateur italien Christophe Colomb prit la mer pour se diriger vers l'ouest en 1492 et débarqua sur l'une des îles Bahamas, dans la mer des Antilles. Pendant les quarante années qui suivirent, les aventuriers espagnols se taillèrent un immense empire en Amérique centrale et en Amérique du Sud. 
 
La première colonie anglaise réussie fut fondée à Jamestown, en Virginie, en 1607. Quelques années plus tard, des puritains anglais arrivaient en Amérique pour échapper aux persécutions religieuses dont ils étaient victimes à cause de leur opposition à l'Église d'Angleterre. En 1620, ils fondèrent la colonie de Plymouth, dans l'actuel Massachusetts, qui devenait ainsi la deuxième colonie britannique permanente en Amérique du Nord et la première en Nouvelle-Angleterre.
 
C'était là que les puritains espéraient bâtir « une cité sur la colline » - une communauté idéale. Depuis lors, les Américains considèrent leur pays comme une magnifique expérience, un modèle pour les autres nations. Les puritains croyaient que le gouvernement devait faire respecter la morale divine et ils punissaient sévèrement les hérétiques, les adultères, les ivrognes et tous ceux qui ne respectaient pas le jour du Seigneur. Malgré leur aspiration à la liberté religieuse, ils exerçaient une forme d'intolérance moralisatrice.
 
En 1636, un ecclésiastique anglais appelé Roger Williams quitta le Massachusetts pour créer le Rhode Island, une colonie fondée sur le principe de la liberté religieuse et sur la séparation de l'Eglise et de l'État - deux idéaux que devaient plus tard adopter les auteurs de la Constitution américaine. Les colons venaient d'autres pays européens, mais les Anglais étaient de loin les mieux établis. En 1773, ils avaient fondé treize colonies le long de la côte atlantique, du New Hampshire (au nord) à la Géorgie (au sud). Ailleurs, les Français dominaient le Canada et la Louisiane, avec la vallée du Mississippi. Au cours du XVIIIe siècle, la France et l'Angleterre se livrèrent plusieurs guerres dans lesquelles l'Amérique du Nord se trouva entraînée. L'issue de la guerre de Sept ans, en 1763, laissa l'Angleterre maîtresse du Canada et des territoires à l'est du Mississippi.
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Peu de temps après, c'est l'Angleterre et ses colonies qui allaient s'affronter. La mère patrie avait établi de nouveaux impôts (en partie pour résorber le coût de la guerre de Sept ans) et attendait que les Américains logent des soldats britanniques. Les colons s'indignèrent de la nouvelle fiscalité et refusèrent d'héberger des soldats. Affirmant qu'ils ne pouvaient être taxés que par leurs propres assemblées coloniales, les colons s'unirent derrière le slogan « pas d'impôt sans représentation ». Toutes les taxes, sauf celle sur le thé, furent abrogées mais, en 1773, des patriotes ripostèrent en organisant la « Boston Tea Party ». Déguisés en Indiens, ils montèrent à bord des navires marchands britanniques et envoyèrent par le fond 342 caisses de thé dans le port de Boston. Cet incident déclencha les foudres du parlement britannique, notamment la fermeture du port de Boston. Les dirigeants des colonies convoquèrent le premier Congrès continental en 1774 pour discuter de l'opposition des colonies à l'autorité royale. La guerre éclata le 19 avril 1775, lorsque des soldats britanniques affrontèrent des colons rebelles à Lexington, dans le Massachusetts.
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Le 4 juillet 1776, le Congrès continental adopta la Déclaration d'Indépendance.
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Au début, la guerre d'Indépendance fut défavorable aux Américains. Mal approvisionnées, mal entraînées, les troupes des insurgés se battaient généralement bien, mais elles étaient inférieures en nombre et en force aux Britanniques. Le tournant décisif de la guerre survint en 1777, avec la défaite de l'armée britannique à Saratoga, dans l'État de New York.
 
La France avait secrètement apporté son aide aux révoltés, mais hésitait à s'allier ouvertement avec eux tant que ceux-ci n'auraient pas fait leurs preuves. Après la victoire de Saratoga, la France et l'Amérique signèrent des traités d'alliance et la France fournit aux Américains des troupes et des navires de guerre. La dernière grande bataille de la Révolution américaine eut lieu à Yorktown, en Virginie, en 1781. Une armée composée de troupes américaines et françaises encercla les Britanniques et les contraignit à se rendre. Les combats se poursuivirent dans certaines régions pendant deux ans encore, mais la guerre prit officiellement fin en 1783 avec la signature du traité de Paris par lequel l'Angleterre reconnaissait l'indépendance de l'Amérique.
5月11日

Les barrières tombent pour les handicapées

 
Image hébérgée par hiboox.comL’adoption de nouvelles lois et l’évolution des mentalités ont ouvert des portes aux personnes handicapées, qui peuvent aujourd’hui participer à toutes sortes d’activités sportives, y compris les sports de compétition. Certains athlètes handicapés se mesurent même à des concurrents valides, que ce soit au niveau universitaire, international ou professionnel. Les personnes handicapées pratiquent de nombreux sports aux États-Unis, à l'image de la skieuse paralympique Allison Jones.
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Chaque hiver, dans les montagnes enneigées qui ceinturent le lac Tahoe, en Californie, skieurs et remonte-pentes défilent inlassablement devant une petite bâtisse en bois située en contrebas. Des skis sont appuyés contre les murs extérieurs, à côté de fauteuils roulants inoccupés dont la présence semble insolite quand on ignore que ce bâtiment abrite la première école de ski entièrement accessible aux personnes atteintes d’un handicap physique ou mental. L’école handi-ski de Tahoe est un exemple à suivre pour les plaisirs qu’elle fait découvrir, ou redécouvrir, aux skieurs handicapés de tout âge et de tout niveau.
 
Selon le recensement de 2000, les Etats-Unis comptent 49,7 millions d’Américains de plus de 4 ans qui sont atteints d’une déficience quelconque. Ceci représente 19 % de la population, soit environ 1 personne sur 5. Au total, 14,3 millions d’Américains souffrent d’un handicap mental et 2,2 millions se déplacent en fauteuil roulant. À tous, l’école handi-ski de Tahoe fait goûter le plaisir de la glisse et du ski de fond.
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Mais les handicapés ont fait des percées dans d’autres sports aussi. Toute une panoplie d’activités sportives, dont le choix varie selon les collectivités et les aptitudes des athlètes, leur sont ouvertes : hockey, équitation, varappe, plongée sous-marine, cyclisme, ski aquatique, rugby, football, basket-ball, etc.
 
Trois lois fédérales ont ouvert la voie à l’intégration des personnes handicapées dans tous les aspects de l’existence. À cet égard, la loi de 1973 sur l’insertion des handicapés (« Rehabilitation Act ») fut la première grande initiative. Son principal objectif consistait à prévenir la discrimination dans l’emploi, dans les transports et dans les programmes scolaires qui bénéficiaient de fonds fédéraux. Si elle ne visait pas spécifiquement les activités sportives, elle stipulait néanmoins que les universités dont les programmes d’éducation physique recevaient des fonds fédéraux, pour les sports intra-muros et les sports interuniversitaires, par exemple, devaient veiller à ce que ces sports soient accessibles aux personnes handicapées.
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Les lois fédérales les plus récentes qui visent à éliminer la discrimination à l’encontre des personnes handicapées furent adoptées en 1990. La loi relative à l’éducation des élèves handicapés (IDEA, « Individuals with Disabilities Education Act ») oblige les établissements scolaires publics à dispenser un enseignement adapté aux déficiences des jeunes. Cette loi stipule que l’éducation physique est une matière obligatoire ; dès lors, elle facilite la participation des élèves handicapés aux activités sportives scolaires et interscolaires. La loi relative aux Américains handicapés (ADA, « Americans with Disabilities Act ») est un texte de grande envergure qui interdit la discrimination contre les personnes atteintes d’un handicap, notamment dans les « lieux d’exercice ». L’ADA va plus loin que les lois précédentes dans la mesure où elle stipule que les activités sportives dans le cadre scolaire, universitaire et communautaire doivent être compatibles avec les dispositions de l’ADA. Selon les défenseurs des droits des handicapés, l’ADA exige que les installations sportives et les organisateurs de compétitions assurent un accès raisonnable aux handicapés.
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La présence d’athlètes handicapés aux côtés de concurrents valides change l’image que se fait le public des personnes atteintes d’une déficience physique. Pour autant, en dépit de la prise de conscience des handicaps et des trois lois fédérales visant à mettre fin à la discrimination, tous les organisateurs de compétitions sportives n’accueillent pas les athlètes handicapés à bras ouverts.
 
Le « Rehabilitation Act », l’IDEA et l’ADA ont assurément rendu le monde du sport plus accessible aux Américains handicapés. Les Jeux paralympiques internationaux donnent à l’élite des athlètes handicapés du monde entier l’occasion de prouver ses talents. C’est la plus grande manifestation sportive au monde après les Jeux olympiques. Les premiers jeux paralympiques eurent lieu à Rome en 1960. Aujourd’hui, plus de 4 000 athlètes de 120 pays participent aux Jeux paralympiques d’été, tandis que les jeux d’hiver en accueillent plus de 1 100, venus de 36 pays.
Les Jeux paralympiques sont beaucoup plus médiatisés en Europe qu’ils ne le sont aux États-Unis. En général, les athlètes handicapés sont bien connus en Europe. Mais le comité paralympique des Etats-Unis (www.usparalympics.org) compte bien changer cet état de fait.
Tous les athlètes n’ont pas nécessairement l’ambition de faire du sport au niveau interuniversitaire, ou olympique. Pour la majorité d’entre eux, c’est une façon de garder la forme, de se détendre ou d’atteindre des objectifs personnels. Mais il faut généralement une dose supplémentaire de créativité et d’innovation pour donner aux athlètes handicapés le moyen de faire du sport et de participer à des compétitions. Heureusement, on compte aujourd’hui des centaines d’individus, des milliers peut-être même, qui, d’une façon ou d’une autre, ont frayé la voie aux personnes handicapées pour qu’elles puissent faire du sport.
5月10日

Initiales

 
Quelle est l'origine des initiales G.I, IBM, YMCA,JEEP ???
 
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G.I: Le sigle G.I est dérivé de la mention Governement Issue, fourniture du gouvernement, placée sur tout l'équipement d'un soldat américain, d'où par extension et par assimilation, l'utilisation qui en a été faite pour désigner le soldat en tant que tel.
 
IBM: signifie International Business Machines
 
YMCA: Plus connu comme le titre d'une chanson,YMCA est en faite la Young Men's Christian Association (l'association chrétienne originairement masculine bénévole et à but lucratif).
 
JEEP: Enfin, le nom JEEP aujourd'hui gamme de voiture de Chrysler vient d'une mauvaise prononciation des initiales "GP", pour l'expression "General Purpose" (qui signifie "tous usages")
 
 
Source: Les Almaniaks 2007
5月6日

Des jeux du monde entier

 
Le base-ball et le basket-ball et, à un moindre degré, le football américain frappent l’imagination des sportifs et des mordus du sport du monde entier. Les joueurs étrangers s’y distinguent de plus en plus dans les équipes professionnelles et universitaires. Cette tendance se manifeste également dans d’autres sports tels que le hockey sur glace et le soccer.
Ce phénomène culturel exceptionnel s’opère dans les deux sens : d’un côté, les rencontres sportives américaines sont diffusées dans le monde entier par la télévision et par des liaisons d’Internet omniprésentes ; de l’autre, les vedettes étrangères affluent depuis quelques années sur les terrains et patinoires des ligues professionnelles et des grandes universités américaines.
C’est ainsi que Jaromir Jagr, ailier et marqueur hors pair de l’équipe de hockey des « Ranger » de New York, a présidé à une véritable invasion de joueurs de talent en provenance d’Europe orientale et de l’ex-Union soviétique.
 
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Au base-ball, Sammy Sosa n’est que l’une des nombreuses vedettes émigrées de République dominicaine pour s’imposer dans les Ligues majeures. Des vedettes d’Extrême-Orient, à l’image du Japonais Ichiro Suzuki et du Coréen Chan Ho Park, ont fait monter en flèche la popularité de ce sport en Asie.
Au basket-ball, le centre chinois Yao Ming, l’excellent tireur allemand Dirk Nowitzki et le Brésilien Nene Hilario ou encore le français Tony Parker ont quitté des équipes locales peu connues pour briller dans la NBA.
En athlétisme féminin, des étrangères se sont imposées dans les rangs universitaires. Enfin, encouragées par la popularité du basket dans des pays comme le Portugal et le Brésil, des joueuses étrangères ont internationalisé l’Association nationale de basket féminin (WNBA).
« Ce sont maintenant des jeux pour le monde entier », affirme le Serbe Vlade Divac, ex-centre des Sacramento Kings. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Les dépisteurs de talents et entraîneurs américains étaient autrefois des altruistes solitaires qui aidaient les sportifs des pays en voie de développement par amour du sport. Cette présence étrangère ne parvenait cependant pas à influencer les principales associations sportives professionnelles américaines, qui restaient dominées par des joueurs natifs des États-Unis.
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La situation a commencé à changer il y a une vingtaine d’années lorsque les publics étrangers se sont intéressés aux émissions télévisées de sports professionnels américains, en particulier le basket-ball. Les jeunes se sont mis à acheter des maillots de joueurs américains, à regarder, même de nuit, des matches transmis en direct à la télévision et à imiter sur leurs terrains de jeux les mouvements des joueurs américains. À quoi pouvait-on attribuer ce nouvel engouement ? En deux mots : Michael Jordan.
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Plus qu’aucun autre sportif, la charismatique super vedette des « Bulls » de Chicago a mondialisé le sport américain. Par la hauteur vertigineuse de ses sauts, par la grâce de ses mouvements, Michael Jordan a incarné le rêve américain. À partir des années 1980, il a rapporté des centaines de millions de dollars et est devenu l’un des personnages les plus connus à travers le monde. Certes, les États-Unis produisent depuis longtemps des superstars de la culture mondiale. En musique, Michael Jackson et Madonna ont vendu des millions d’albums à travers le monde. Des acteurs comme Eddie Murphy et Richard Gere sont célèbres de New Delhi à Dakar. Mais l’essor spectaculaire des sports américains fait plus que de vendre des maillots – il leur procure un nouveau et puissant réservoir de talents.
 
Image hébérgée par hiboox.comLe football américain a, lui aussi, acquis une popularité mondiale, mais sur une plus petite échelle. Depuis des années, la National Football League (NFL) recrutait des footballeurs étrangers comme spécialistes des transformations, notamment des joueurs devenus légendaires aux États-Unis comme le Danois Morten Anderson, le Sud-Africain Gary Anderson et le Portugais Olindo Mare. Néanmoins, les étrangers restaient rares dans un sport très peu connu en dehors de l’Amérique du Nord. L’internationalisation du football américain a été stimulée par le lancement de la NFL-Europe, qui a permis à quelques néophytes européens de jouer contre des professionnels américains de second rang. Par ailleurs, nombre de joueurs de la NFL sont les fils d’immigrants d’endroits comme le Mexique ou l’Afrique de l’Ouest.
 
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En ce qui concerne le hockey sur glace, le plus gros obstacle au recrutement de joueurs étrangers par des équipes américaines avait toujours été d’ordre politique. Ce sport a toujours joui d’une grande popularité en Europe septentrionale et orientale ainsi que dans l’ex-Union soviétique, mais pendant des décennies, le gouvernement soviétique avait empêché les meilleurs joueurs de quitter leur pays ou de signer des contrats professionnels.Image hébérgée par hiboox.com Tout a changé à la fin des années 1980 quand le rideau de fer a entamé sa chute, déclenchant une ruée de joueurs en provenance de Russie. Fetisov, qui fut le premier à partir, a remporté deux coupes Stanley avec les Detroit Red Wings. Il a été suivi du brillant buteur Pavel Bure et de l’agile Serge Zubov, qui, dans son enfance, avait joué au hockey sur les étangs glacés de Moscou. « J’avais entendu parler de la NHL (National Hockey League) mais jamais je n’avais pensé en faire partie. Cette idée ne nous venait même pas à l’esprit. » Or à l’heure actuelle, plus de soixante joueurs de l’ex-Union soviétique sont membres de cette association.
Après les Russes, on a vu apparaître Jaromir Jagr qui, durant son enfance, avait trait des vaches dans une ferme de la République tchèque. Il choisit pour son maillot le numéro 68 en hommage à la résistance de son pays à l’invasion soviétique, en 1968. Jaromir Jagr dit que ce
numéro évoque l’histoire de son pays.
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Le base-ball américain quant a lui n’a pas eu besoin de traverser l’Atlantique pour trouver un vaste réservoir de nouveaux talents. Tout le monde pouvait en voir dans les champs de canne à sucre et les zones urbaines miséreuses de pays d’Amérique latine comme le Venezuela, Panama et surtout la République dominicaine. Pendant des décennies, un petit nombre de joueurs latino-américains avaient donné aux mordus du base-ball une idée du panache et du talent qui existaient de l’autre côté de la frontière sud des États-Unis. Ces dix dernières années, les talents ont afflué et, à l’heure actuelle, plus du quart des joueurs de base-ball des Ligues majeures sont originaires de l’étranger. Ce ne sont ni la télévision ni l’Internet qui ont appris à des jeunes de la République dominicaine comme le cogneur Sammy Sosa ou le lanceur Pedro Martinez à jouer au base-ball. « Beisbol » était déjà le sport favori des habitants de cet État caraïbe depuis son apparition sur ses rives, il y a de cela plus d’un siècle.
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Presque toutes les équipes des Ligues majeures ont aujourd’hui leur propre camp d’entraînement dans l’île et d’autres prospecteurs parcourent Panama, le Venezuela et le reste de l’Amérique centrale à la recherche de nouvelles vedettes. Cuba, qui possède certains des meilleurs joueurs du monde, pourrait se révéler être un réservoir encore plus riche mais le gouvernement communiste de Fidel Castro fait de son mieux pour empêcher les sportifs de quitter leur pays. L’Extrême-Orient est également un important marché nouveau, comme le montrent les vedettes japonaises et même coréennes qui affluent aux États-Unis pour faire leurs preuves.
 
Si désormais les sports américains sont mondialement connus, on le voit, ça vient du fait que le pays n’a jamais cessé d’accueillir des jeunes talents, qui peu à peu ont construit un palmarès et une histoire forte au sport américain et c’est sans nulle doute que dans les années à venir, cette politique de recrutement hors frontière ne va pas cesser, peut être verrons nous un jour de très jeunes talents rentrer au panthéon du sport américain et pourquoi pas mondial.

Briser les chaînes de l'esclavage

 
Paradoxalement, au milieu du XIXe siècle, l’Amérique était une société à la fois éprise de liberté et esclavagiste. Dans les régions situées le long du littoral atlantique, l’esclavage perdurait depuis plus de deux cents ans et faisait partie intégrante de l’économie du Sud. Mais à mesure que le siècle s’écoulait, un mouvement abolitionniste de plus en plus affirmé attira l’attention sur le fossé existant entre les idéaux de la nation et la pratique de l’esclavage dans la moitié sud du pays. Les tensions s’accrurent et, en 1861, tournèrent à la guerre civile. Il fallut quatre ans de conflit sanglant avant que le Nord, sous la direction d’Abraham Lincoln, l’emporte – une issue qui scellait la fin de l’esclavage aux Etats-Unis. Les femmes jouèrent un rôle essentiel dans l’affranchissement des esclaves noirs, et plusieurs d’entre elles s’imposèrent à la tête du mouvement. Les anciennes esclaves Harriet Tubman et Sojourner Truth, présentées dans les deux pages suivantes, donnèrent des témoignages personnels des maux de l’esclavage. Une troisième femme, blanche, Harriet Beecher Stowe, écrivit en 1852 un livre célèbre, La Case de l’oncle Tom. Ce roman suscita un enthousiasme considérable pour la cause antiesclavagiste, notamment pour la nouvelle génération d’électeurs du Nord. Il assura à Harriet Stowe une place dans l’histoire en tant qu’ardente abolitionniste. Et, tout comme Harriet Tubman et Sojourner Truth, elle devint une célébrité, s’exprimant contre l’esclavage lors de nombreux rassemblements.
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L’affranchissement de la population noire et l’octroi du droit de vote aux Afro-américains de sexe masculin firent prendre conscience à de nombreuses femmes de leur propre condition d’inégalité dans la société. Des adeptes de l’émancipation, telles qu’Elizabeth Cady Stanton, Harriet Tubman et Sojourner Truth, allaient devenir les avocates du mouvement naissant en faveur des droits des femmes. Les temps évoluaient et les femmes saisirent l’occasion de prendre de plus en plus leur vie en main. Grâce à leur persévérance et à de grands sacrifices personnels, des femmes telles qu’Harriet Tubman et Sojourner Truth consacrèrent leur vie à de nobles objectifs : l’affranchissement de la tyrannie de l’esclavage et les droits de la personne pour tous.
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Ardente abolitionniste et championne des droits des femmes, Sojourner Truth trouva sa voie au début des années 1840. Elle était née esclave et s’appelait Isabella Baumfree. Par la suite, elle prit le nom de Sojourner Truth parce qu’elle sentait que Dieu avait fait appel à elle « pour sillonner le pays, afin de montrer aux gens leurs péchés et d’être un signe pour eux ».

Après une jeunesse difficile dans le comté d’Ulster, dans l’Etat de New York, elle travailla dur successivement pour cinq maîtres jusqu’à ce que l’Etat de New York abolisse l’esclavage le 4 juillet 1827. Puis elle partit pour New York où elle commença à dénoncer les maux de l’esclavage. C’était une femme imposante – d’environ 1,82 mètre – à la voix sonore et puissante, qui décrivait de façon saisissante les exactions et les épreuves qu’elle avait connues.
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Autodidacte, Sojourner Truth avait une vivacité d’esprit et un charisme qui attiraient souvent une foule immense. Un jour, face à un trublion qui affirmait qu’il ne se souciait pas plus de son discours antiesclavagiste que de la piqûre d’une puce, Sojourner lui répondit « Peut-être bien, mais si Dieu le veut, faites-moi confiance, vous allez vous gratter ! »

Ardente avocate du droit de vote des femmes, Sojourner Truth devint le symbole national de la détermination des femmes noires – et de toutes les femmes. Son discours, « Et moi, j’suis pas une femme ? », prononcé lors de la convention sur les droits des femmes de 1851, à Akron, dans l’Ohio, est devenu un classique. Pendant la guerre de Sécession, elle collecta des vivres pour les régiments de volontaires noirs et défendit diverses causes politiques. Le président Lincoln lui rendit hommage à la Maison-Blanche en 1864. Elle fut nommée à la National Freedman’s Relief Association, où elle s’efforça d’améliorer les conditions de tous les Afro-Américains. Après la guerre de Sécession, elle entreprit une dernière croisade qui ne devait pas aboutir : obtenir le soutien nécessaire pour réaliser son rêve d’un programme de distribution de terres aux anciens esclaves. Elle avait alors élu domicile à Battle Creek, dans le Michigan où, entourée de sa famille et de ses amis, elle mourut en 1883.
Pour le bicentenaire de la naissance de Sojourner Truth, le Jet Propulsion Laboratory de la NASA annonça que le nom du rover de la mission Mars Pathfinder serait « Sojourner », un hommage approprié à l’abolitionniste et à la championne des droits des femmes du XIXème siècle.
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Harriet Tubman quant à elle est née esclave dans le comté de Dorchester, dans le Maryland, Harriet Tubman était une Afro-américaine extraordinaire qui s’affranchit courageusement de l’esclavage en s’enfuyant à Philadelphie, en Pennsylvanie. En 1850, quand le Fugitive Slave Act rendit illégale toute aide à un esclave fugitif, Harriet Tubman décida de rejoindre le « chemin de fer clandestin », qui aidait les esclaves à échapper à la servitude. Il s’agissait d’un réseau élaboré et secret de routes, tunnels et maisons organisé par des abolitionnistes et d’anciens esclaves pour fuir le Sud oppressif. Harriet Tubman en connaissait si bien les itinéraires qu’elle ne fut jamais capturée et ne manqua jamais de conduire ses voyageurs en lieu sûr. En 1860, elle entreprit une vaste tournée de conférences, réclamant non seulement l’abolition de l’esclavage, mais aussi la redéfinition des droits des femmes.
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Harriet Tubman guida trois cents esclaves dans le chemin de fer clandestin durant les années qui précédèrent la guerre de Sécession. Elle effectua 19 fois le voyage périlleux en pays esclavagiste. Lors de l’un de ces voyages, elle sauva ses parents âgés de 70 ans en les amenant à Auburn, dans l’Etat de New York, où elle élut également domicile.
 
En 1861, lorsque la guerre de Sécession éclata, elle servit comme infirmière, espionne et éclaireur dans les forces de l’Union. Pour avoir compté parmi les responsables du chemin de fer clandestin, elle connaissait bien le pays et son expérience du terrain fut particulièrement appréciée. En raison de l’inefficacité de l’administration et peut-être d’une discrimination raciale persistante, Harriet Tubman n’obtint pas de pension du gouvernement après la guerre et connut des difficultés financières pendant de nombreuses années. Elle fit pression pour améliorer la condition des femmes et des Noirs, et pour recueillir les orphelins et les personnes âgées.

Elle finit par recevoir une modeste pension de l’armée américaine, dont elle dépensa la majeure partie en 1908 pour construire à Auburn une structure en bois destinée à abriter les indigents et les personnes âgées. Elle travailla dans ce foyer et y résida elle-même quelques années avant sa mort en 1913.
5月5日

Pourquoi les Etats-Unis n'ont-ils jamais eu de présidente?

 
WASHINGTON (Reuters) - La Grande-Bretagne a eu Margaret Thatcher, le Pakistan Benazir Bhutto et l'Inde Indira Gandhi; Israël a eu Golda Meir, il y a près de 40 ans déjà.
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Des femmes ont accédé aux plus hautes responsabilités dans une dizaine de pays en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique latine, de la chancelière allemande Angela Merkel à la présidente philippine Gloria Macapagal Arroyo.
 
Pour la première fois dans l'histoire de la France, une femme, Ségolène Royal, a accédé au second tour d'une élection présidentielle.
 
Pourquoi, dans ce contexte, les Etats-Unis - où la sénatrice Hillary Rodham Clinton brigue la nomination démocrate dans la course à l'élection présidentielle - n'ont-ils jamais élu une femme à la Maison blanche ?
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"Les règles du jeu avantagent le bloc dominant et majoritaire, qui n'est ni simplement démocrate ni seulement républicain: ce sont les hommes blancs et riches", estime Andrew Reynolds, professeur à l'université de Caroline du Nord.
 
Les femmes tendent à utiliser deux façons d'accéder aux plus hautes fonctions, selon lui. La première est dynastique, phénomène observable surtout dans les pays en voie de développement: Indira Gandhi et Benazir Bhutto étaient des filles de Premiers ministres.
La deuxième est associée davantage aux démocraties plus riches, où plus de femmes mènent des carrières et atteignent des fonctions politiques qui leur servent de tremplin.
 
"MASSE CRITIQUE"
 
"D'abord il y a de plus en plus de femmes au Parlement, puis de plus en plus de femmes au gouvernement, puis elles forment une masse critique qui fait qu'il n'est plus surprenant qu'une femme devienne présidente ou Premier ministre", explique Reynolds.
Les Etats-Unis sont sur cette voie mais accusent un retard par rapport à de nombreuses démocraties européennes. Seuls 16% des élus au Congrès sont des femmes. Si l'on compare le cas américain à des pays ayant un niveau de développement équivalent, elles devraient être 30 à 50%, juge Reynolds.
 
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Le système politique des Etats-Unis est partiellement responsable.
 
De nombreux systèmes parlementaires laissent une place aux idées alternatives en permettant l'existence de petits partis, alors qu'outre-Atlantique domine un système bipartite où chacun des camps doit répondre aux attentes d'un public plus large.
Dans les systèmes présidentiels, les femmes tendent à avoir plus de mal à se faire élire. Historiquement, environ 69% des dirigeantes ont occupé le poste de Premier ministre, et seulement 31% celui de présidente, souligne Ann Gordon, une politologue qui a coédité l'ouvrage "Se préparer à 'Mme la présidente'".
 
"Le plus grand obstacle, dans ce pays, est que les électeurs ne sont pas à l'aise à l'idée qu'une femme soit commandant en chef", juge Gordon. "C'est une question de préjugés sexuels."
 
"IL FAUT QUE LES GENS S'HABITUENT"
 
Susan Carroll, chercheuse au Centre pour les Américaines et la politique, pense que les femmes briguant la présidence doivent encore lutter contre l'idée reçue selon laquelle elles seraient moins capables que les hommes de gérer des crises militaires et des dossiers internationaux.
Hillary Clinton, sénatrice démocrate de New York, l'a bien compris et a anticipé en siégeant à la Commission des forces armées du Sénat et en adoptant une position de fermeté vis-à-vis du terrorisme, ajoute Carroll.
 
Ce "complexe" explique peut-être aussi pourquoi la sénatrice a refusé de présenter ses excuses pour avoir voté en faveur de la guerre en Irak, une décision qui lui aliène de nombreux électeurs démocrates, avance la chercheuse. "Je ne crois pas qu'Hillary Clinton ait les mêmes options que les autres candidats", dit-elle. "Elle ne peut à aucun moment donner une impression de faiblesse en matière de défense, ou reconnaître des erreurs dans ce domaine."
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Les femmes briguant les plus hautes fonctions sont aussi victimes de leur couverture par les médias, qui s'intéressent souvent davantage à leur crédibilité en tant que candidates qu'au contenu de leur programme. Et des problèmes structurels rendent difficiles tant pour les femmes que pour les minorités de briguer la présidence.
 
"L'un des plus grands obstacles est tout simplement le fait que nous n'ayons jamais eu (de présidente)", juge Carroll. "Il faut que les gens s'habituent à l'idée."
 
Des femmes ont brigué la présidence des Etats-Unis depuis que Victoria Clafin Woodhull s'est présentée, en 1872, sous la bannière du Parti de l'égalité des droits face à Ulysses S. Grant et Horace Greeley.
 
Malgré les nombreux écueils, Gordon pense que les Etats-Unis finiront bien par élire une femme à la Maison blanche. "La question n'est pas si, mais quand", dit-elle. "Et oui, je pense que ce moment est venu."
5月3日

La passion des jeux

 
Après s’être fait péter la brioche avec toute ces bonnes choses a déguster, voyons maintenant un sujet important qui est le sport aux Etats-Unis. Dans la société américaine, le sport est roi, il est devenu un business mais reste essentiellement un maillon fort pour l’épanouissement des Américains.
 
La première fois qu’on frappe une balle de base-ball, la première fois qu’on lance en vrille un ballon de football américain, la première fois qu’un garçon ou une fille arrive à lancer le ballon de basket suffisamment haut pour qu’il retombe dans le panier – ce sont des rites de passage nationaux.  
L’Amérique n’est probablement pas le seul pays dont les habitants soient autant passionnés de sport mais je doute qu’il existe un autre endroit au monde où la nature et la structure même d’une nation se manifestent avec autant d’évidence dans les sports qu’elle pratique. À de nombreux et curieux égards, les sports de l’Amérique constituent son essence même.
L’économie de marché s’apparente à la compétition qui règne sur un terrain de sport, anarchique et primitive en apparence et pourtant définie par des règles, dépendant de l’initiative d’individus au sein de la structure d’une entreprise (d’une équipe), à la fois libre et réglementée.
 
Contrairement à d’autres pays, il n’existe aux États-Unis aucun ministère des sports ; chaque discipline sportive relève de la libre entreprise, partiellement aidée par le gouvernement, mais fondamentalement indépendante et contribuant à l’activité nationale comme toute autre grande entreprise. Les terrains de sport eux-mêmes reproduisent les grands espaces libres qui ont fini par manquer d’espace et se remplir de clôtures. Aujourd’hui, chaque terrain de base-ball, de football américain et de basket-ball constitue une nouvelle « frontière » à explorer, avec les spectateurs en plus, et les stades couverts ultramodernes nous rappellent une époque et des rêves de possibilités illimitées.
Je vais m’intéresser ici à 3 sports emblématiques – le base-ball, le football américain et le basket-ball – car il s’agit de sports autochtones, inventés en Amérique et qui y suscitent le plus vif enthousiasme. Le base-ball, le football américain et le basket-ball appartiennent aux Américains, ils sont les produits implicites de leurs ambitions et de leurs aspirations, le miroir de leurs réalisations et de leurs défaites, ainsi que de leurs âmes.
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De ces trois grands sports, le base-ball est à la fois le plus élégamment conçu et celui dont l’attrait s’explique le plus facilement. C’est un sport qui se joue dans des limites et des dimensions très précises – la distance d’un point à un autre doit être de telle longueur, le monticule du lanceur doit avoir telle hauteur ; de même pour le poids de la balle, le poids de la batte, les poteau de démarcation du hors-jeu, ce qui compte ou ne compte pas, et ainsi de suite. Les règles du jeu sont inflexibles ; d’ailleurs, à quelques exceptions près, elles n’ont pas changé depuis un siècle. Car, contrairement au basket-ball, le base-ball ne dépend pas de la taille des joueurs, mais bien d’une conception de l’évolution humaine selon laquelle les gens ne changent pas beaucoup – certainement pas en l’espace d’un siècle – et doivent donc faire ce qu’ils peuvent dans les limites qui leur sont imposées. Et pourtant, au sein même de ses limites, le baseball privilégie avant tout l’individu. Dans d’autres sports, c’est une balle qui marque des points. Au base-ball, c’est une personne qui marque des points. Ce sport est par sa nature axé sur les aspirations individuelles des Américains.
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Les supporters sont très attachés aux heures de gloire du base-ball et notamment aux noms et aux exploits de ses héros (records battus et statistiques).
L’Amérique affectionne tous ses héros sportifs car elle n’a pas le long passé de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Faute d’un Alexandre le Grand ou d’un Charlemagne, elle se constitue une mythologie héroïque tirée du sport.
Les Américains chérissent également les moments sublimes du base-ball car de tels souvenirs préservent la jeunesse, étant donné la volonté constante, quoique un peu forcée, de l’Amérique de se maintenir dans un perpétuel été.
 
Pourtant, la jeunesse et l’espoir qui caractérisent ce sport ne constituent qu’une seule facette du baseball, et donc une seule facette de la signification qu’il a pour eux.
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L’attrait de ce sport vient du fait qu’il incarne l’évolution de la vie américaine, l’innocence cédant peu à peu la place à l’expérience. Tout comme l’Amérique, le base-ball a lutté contre l’intégration raciale jusqu’à ce que Jackie Robinson, le premier Noir américain à jouer en première ligue, défende toutes les valeurs auxquelles le pays voulait croire.
L’Amérique a également lutté contre le destin qu’elle avait pourtant revendiqué – être le pays de tous les peuples – et lorsqu’elle s’est finalement efforcée de devenir le pays de tous les peuples – des Noirs, des Asiatiques, des Latinos et de tous – elle s’en est trouvé améliorée. Le base-ball aussi s’en est trouvé amélioré.
 
Le base-ball est à la fois classique et romantique. Tout comme l’Amérique. Et ce pays aussi bien que ce sport subsistent en conciliant ces deux tendances. Si le base-ball représente presque toutes les qualités de l’Amérique réunies en un parfait équilibre, le football américain et le basket-ball sont des sports où ces qualités peuvent être exagérées, excessivement accentuées et fréquemment dénaturées.
Le football et le basket-ball ne sont pas des sports élégamment conçus. Ils sont plus désordonnés, plus propices à la démesure. Et pourtant, il est à noter qu’ils sont tous les deux beaucoup plus appréciés du public que le base-ball, ce qui laisse à penser que les Américains, après avoir fixé des règles, s’efforcent constamment de les enfreindre.
 
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Comme le base-ball, le football américain est un sport où un individu progresse dans le cadre de certaines limites. Mais contrairement au base-ball, ces progrès individuels s’obtiennent centimètre par centimètre, dans la boue et l’adversité. Et dans la douleur. L’arrière ou l’ailier qui porte le ballon reçoit d’innombrables coups en avançant parfois pas plus de 30 cm à la fois. Il est souvent contraint de reculer. 10 mètres peuvent sembler une bien courte distance et c’est pourtant souvent, comme dans le cas d’une guerre, ce qui détermine la victoire ou la défaite.
Cette analogie avec la guerre n’est guère excessive. L’esprit, le vocabulaire, les uniformes mêmes de ce sport, sans oublier les masques et casques de protection, évoquent des opérations militaires. Les accidents (l’équivalent des pertes en vies humaines) ne sont pas rares dans ce sport ; ils font partie du jeu. Et pourtant, le football américain témoigne des attitudes contradictoires face à la guerre.
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Les joueurs ne sont pas les seuls à ressembler à des guerriers ; les supporters aussi sont pris de furie. Les fanatiques du football américain ne sont peut être pas aussi dangereux que ceux du football européen, mais tous les dimanches, ils se déguisent, tels d’anciens guerriers celtes, à moitié nus en plein hiver et le visage grimé. Ce n’est pas le sport de la haute bourgeoisie. Cela l’a été dans les universités d’élite pendant les années 1920 et 1930. Aujourd’hui, ce sport, tel qu’il est pratiqué au niveau professionnel, appartient principalement à la classe ouvrière.
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Les jeux s'apprennent dès l'enfance. Mais c’est dans le rôle du « quart-arrière » ou « quaterback » (le lanceur) que s’exprime l’essence de l’Amérique. Contrairement à tous les autres sports, le football américain dépend presque exclusivement des facultés d’un seul individu. Dans d’autres sports d’équipe, l’absence de vedettes peut être compensée d’une façon ou d’une autre, mais dans le football américain, le quaterback est tout à la fois. Il est le chef, le héros, le général américain, que le travail d’équipe ne peut remplacer. Il représente l’esprit d’initiative individuel, ainsi que l’autorité d’un seul individu. Et tout comme le président, a plus de pouvoir que les membres des autres branches du gouvernement qui sont censés servir de contrepoids, le quaterback préside le match. Les supporters l’adorent ou le dénigrent avec la même passion que suscite un président américain. Il doit avoir les qualités qu’un Américain doit posséder pour réussir – à la fois de l’imagination et de la stabilité – et il doit savoir à quel moment faire preuve de l’une ou de l’autre de ces qualités.
 
La structure du basket-ball, qui, des 3 sports, est le moins bien conçu, dépendant presque exclusivement de la taille des joueurs, c’est-à-dire qu’il dépend de l’individu. Un match de basket dépend avant tout de l’individu et de la virtuosité humaine, par l’importance qu’il accorde à la liberté, c’est ainsi, d’une certaine façon, le sport le plus manifestement américain.
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L’intégration raciale a été beaucoup plus rapide dans le basket que dans les deux autres grandssports américains, car le basket est vite devenu le sport des quartiers défavorisés des centres urbains, très prisé des Noirs américains. Mais le plaisir que l’on a à regarder un match de basket-ball provient des prouesses sportives, indépendantes de toute considération raciale. Voilà un domaine où l’ascension sociale, pour ainsi dire, se produit à la faveur de la libre concurrence. Qu’ils soient noirs ou blancs, les meilleurs joueurs sont ceux qui font les meilleures passes, interceptent le plus de tirs et marquent le plus de points.
A l’image d’autres structures américaines, privées et gouvernementales, ce sport prouve également à quel point l’équilibre entre jeu individuel et jeu d’équipe est subtil. Par le passé, des joueurs extraordinaires ont montré que le travail d’équipe constituait l’essence même du basket-ball. Une équipe gagnante était une équipe dont les membres ne cherchaient pas à se mettre en avant. Ces dernières années, la plupart des équipes de joueurs professionnels ont abandonné cette idée en privilégiant au contraire les talents exceptionnels d’un individu, qui fait parfois de l’esbroufe.
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L’attrait profond que le basket-ball exerce en Amérique vient du fait qu’un jeune très pauvre peut y faire fortune, et que la façon dont il y parvient est mystérieuse. Ni le base-ball ni le football américain ne suscitent l’enthousiasme intense propre à ce sport dans lequel le corps humain accomplit des exploits surréels et défie la gravité avec grâce. Croire au mystère est l’un des aspects naïvement beaux du rêve américain, qui consiste en fait à croire que l’impossible est possible. Cette conviction est ancrée au coeur même des sports pratiqués en Amérique. Elle se manifeste dès le plus jeune âge, lorsqu’on joue à attraper une balle de base-ball, qu’on tire dans un ballon de football, ou qu’on lance un ballon de basket sur un terrain de jeu. ce sont des rites de passage nationaux. Dans un sens, ces rites montrent comment l’on devient américain, que l’on soit né ici ou non.
 
L’Amérique ne réussit dans le monde et face à elle-même que lorsqu’elle se rapproche des ambitions qu’elle affiche, lorsqu’elle s’efforce d’atteindre sa véritable nature. Il en va de même du sport. Ces deux entreprises sont centrées sur la progression d’un individu qui, en parvenant au sommet, entraîne les autres avec lui, vers une plus grande égalité, vers la victoire universelle. C’est la raison même de la passion des jeux.

L'Amérique réagit a la prévalence croissante de l'obesité

 
La disponibilité de produits alimentaires bon marché, conjuguée à un mode de vie sédentaire, a un effet néfaste sur le tour de taille des Américains.
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En effet 2/3 des adultes présentent une surcharge pondérale, ou pire, ils sont obèses. Les soins médicaux prescrits pour traiter les problèmes de santé qui résultent de cet état de fait coûtent aujourd’hui plus de 100 millions de dollars par an. L’ampleur du problème commence à être mieux cernée ; du coup, des millions de dollars sont consacrés à l’achat de produits de régime, l’accent est mis sur la nécessité de faire de l’exercice et les restaurants proposent des repas à calories réduites.
 
Les Américains ont la chance d’avoir à leur portée une nourriture d’une diversité et d’une abondance sans précédent. Sollicités de tous bords par des formules de repas pratiques, séduisants et peu coûteux, mais souvent riches en calories, beaucoup d’Américains cèdent aux excès alimentaires. Manger plus et se dépenser moins, c’est la recette pour voir l’obésité monter en flèche, et c’est ce qui se passe. Les conséquences pour la santé sont profondes, les fardeaux sociaux considérables. Un nombre croissant d’Américains se rendent compte qu’ils doivent procéder à des choix intelligents face à l’abondance des produits alimentaires.
 
Pendant la majeure partie des 6 millions d’années de son existence sur Terre, l’homme a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Ne sachant jamais quand il pourrait avoir son prochain repas, l’Homo sapiens a évolué de manière à survivre en cas de pénurie alimentaire.
 
L’agriculture moderne a mis fin aux pénuries alimentaires en Amérique, mais ce n’est qu’au cours des quelques dernières années que le régime alimentaire et les changements du style de vie ont produit une obésité généralisée. L’un de ces changements, c’est que les Américains consomment davantage de produits transformés. Savoureux et pratiques, ils reviennent normalement à moins cher par calorie que les fruits et les légumes non préparés. Mais la transformation des produits alimentaires s’accompagne souvent de l’ajout d’aromatisants, tels le sucre (11 % des calories consommées en 1970 contre 16 % aujourd’hui), d’huiles et de substances féculentes.
 
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Par ailleurs, les Américains sont aujourd’hui plus enclins qu’avant de manger au restaurant, en particulier dans les établissements à service rapide. Les Américains sortent pour manger 2 fois plus souvent qu’ils ne le faisaient dans les années 1970, et sur chaque dollar consacré à l’alimentation plus de 40 cents sont dépensés au restaurant. Les Américains ont d’ailleurs un faible en particulier pour la restauration rapide. Ses ventes ont progressé de 200 % au cours des 20 dernières années, à tel point que, chaque jour de la semaine, un Américain sur quatre mange dans un restaurant à service rapide. Comme le coût par calorie est peu élevé, les Américains ont pris l’habitude de consommer des portions généreuses : par rapport à il y a 20 ans, la taille des hamburgers a augmenté de 23 %, celle des boissons gazeuses de 52 %.
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La modification des habitudes alimentaires est liée au changement du style de vie. Les Américains vivent souvent seuls, et dans les ménages le mari et la femme exercent fréquemment une activité professionnelle. Quand le temps dont on dispose pour la planification et la préparation des repas est réduit, les produits alimentaires transformés séduisent. On peut réchauffer un repas surgelé en quelques minutes au four à micro-ondes. Les restaurants à service rapide proposent même un service d’achat au volant. Ces repas contiennent sans doute plus de « calories vides » (c’est-à-dire dépourvues de valeur nutritive) qu’un repas préparé à la maison, mais c’est une concession qu’acceptent souvent les Américains à court de temps.
 
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Des changements d’un autre type affectent la seconde partie de l’équation concernant l’obésité – celle de la dépense physique. Les personnes actives brûlent les calories qu’elles consomment. Or de plus en plus d’Américains vivent dans des quartiers où les commerces et leur lieu de travail ne sont accessibles que par voiture ou par les transports en commun. Au cours des 25 dernières années, les déplacements à pied et à bicyclette ont diminué de 40 %. Dans le même temps, la nature du travail s’est modifiée. Moins de travailleurs américains exercent une activité industrielle ardue ; ils sont plus souvent installées devant un écran d’ordinateur et manipulent des données. De surcroît, les loisirs à la maison, qui se résument souvent à la télévision et à l’Internet, contribuent au déclin général de l’activité physique, ce qui rend plus difficile encore la tâche de perdre des kilos. Fait révélateur, l’obésité est un problème moindre à New York, où les déplacements à pied sont plus courants que dans pratiquement toutes les autres villes du pays.
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Ces facteurs ont conduit tout droit à l’augmentation rapide et malsaine du tour de taille des Américains. Le nombre de personnes trop grosses, voire obèses, a progressé de 74 % depuis 1991. Les 2/3 des adultes tombent dans l’une de ces deux catégories.
 
Ces phénomènes sont lourds de conséquences pour la santé. Les soins médicaux qu’ils entraînent se chiffrent à plus de 100 millions de dollars par an. On estime à 300 000 au moins le nombre d’Américains qui meurent chaque année d’états pathologiques liés à l’obésité, tels le diabète et les maladies cardiaques ; l’obésité serait même aujourd’hui le principal facteur de décès prématuré des Américains. Aussi graves que soient ces statistiques, elles ne révèlent pas la mesure dans laquelle l’accumulation excessive de kilos empêche les individus de prendre part à toutes sortes d’activités courantes de l’existence et d’y prendre plaisir.
 
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L’obésité généralisée est un phénomène récent, mais beaucoup d’Américains sont conscients qu’ils doivent faire attention à leurs habitudes alimentaires et à leur style de vie. Les consommateurs dépensent chaque année quelque 34 millions de dollars pour des produits de régime. Les résultats varient, parce que le contrôle du poids exige l’adoption de saines pratiques alimentaires et qu’il n’y a pas de solution miracle. L’introduction de produits de  grignotage plus sains, mais qui restent pratiques, et la disponibilité accrue de plats de résistance compatibles avec les régimes minceur sont des signes encourageants. Même l’industrie de la restauration rapide fait état d’une hausse de 16 % des ventes de salades composées par rapport à l’année dernière.
 
Pour perdre de l’embonpoint et rester en bonne santé, il faut surveiller son alimentation et juger d’un oeil critique la façon dont on vit au quotidien. Les Américains sont de plus en plus nombreux à se rendre compte qu’ils ne peuvent pas se livrer à toutes sortes d’excès même si leurs ressources alimentaires semblent illimitées, à nous maintenant de faire attention.
5月1日

Un bon barbecue façon Amérique

 
Le « barbecue », méthode de préparation de la viande qui consiste à la faire cuire très lentement sur des braises, a été adopté par les premiers colons européens en Amérique du Nord. Une fois cuite, la viande, alors bien tendre, est découpée en petits morceaux ou déchiquetée, arrosée d’une sauce qui varie selon les régions, et bien souvent présentée en sandwich sur un petit pain moelleux avec de la salade de chou cru. Comme pour beaucoup de procédés culinaires, le vrai barbecue fait l’objet de vives controverses chez les puristes, mais tous s’entendent pour en reconnaître la saveur et le caractère typiquement américain.
Ce plat délicieusement américain exige des heures de préparation, avec du matériel de cuisine et du combustible spécialisées, et l’intervention d’un chef de cuisine émérite qui a derrière lui des années de formation pour obtenir la saveur spécifique qui le caractérise. Tout le monde l’adore, présidents et gouverneurs des États-Unis, écrivains et ranchers, et avec eux une foule de particuliers. ; Les gens font des centaines de kilomètres pour aller s’en régaler. Mais c’est un plat américain que vous ne trouverez sans doute pas à Paris, à Londres, à Hong-Kong ou à Istanbul, ni dans aucun des « meilleurs restaurants » du monde entier. Non, pour cela, vous devez aller à Fayetteville dans l’Arkansas, à Wilson en Caroline du Nord ou à Waxahatchee au Texas. C’est ... le « barbecue ». La méthode est à ce point singulière que les premiers Européens arrivés au Nouveau Monde en croyaient à peine leurs yeux.
La quasi totalité des cultures du monde qui font du feu font du barbecue, direz-vous. Et vous aurez presque raison. Parce que nous parlons ici d’un barbecue « spécial », d’un processus ésotérique de cuisson très lente de la viande sur de la braise, dont les origines remontent aux premiers temps du passé américain. A l’époque les autochtones appelaient ce gril de bois un « babracot », mot dont les conquérants espagnols ont fait « barbacoa ».
 
Ce long processus de cuisson – 12 à 16 heures n’ont rien d’inhabituel – attendrit les morceaux de viande les plus coriaces au point qu’ils tombent de l’os, tout en les imprégnant de la saveur et de l’arôme appétissant de la fumée de bois dur. Le résultat est un aliment si délicieusement accoutumant que quiconque y aura goûté comprend sans s’étonner qu’un habitant de Lexington (Caroline du Nord) d’âge avancé commande le même plat dans sa « barbecuterie » préférée tous les soirs, six jours par semaine (le restaurant est fermé le dimanche), toutes les semaines, depuis quinze ans. Les premiers colons européens n’ont pas été longs à adopter ce curieux procédé de préparation de la viande. Sous la présidence de George Washington, les « fêtes barbecue » étaient déjà des plus communes. Et le premier président des États-Unis n’a pas non plus été le dernier à apprécier et à donner ce genre de réception, façon idéalement américaine de renforcer les relations sociales et de faire de la politique simultanément : le président Lyndon Johnson était connu au milieu des années 60 pour ses barbecues texans, où étaient servis en portions égales nourriture et « affaires ». Et de nos jours encore, dans de vastes régions du Sud, du Midwest et de l’Ouest, le barbecue et la politique vont la main dans la main comme... la fumée et les braises. Le barbecue de George Washington au XVIIIe siècle était probablement du même genre que celui qui se pratique aujourd’hui le long des côtes du sud-est des Etats-Unis.
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Beaucoup de puristes du barbecue affirment que cette méthode ancienne, et elle seule, est celle qui constitue le « vrai » barbecue. Mais pratiquement tous les amateurs de barbecue sont des puristes d’une sorte ou d’une autre qui, pour leur quasi-totalité, pensent que leur méthode de barbecue préférée est la meilleure. Le « pit master » (« maître de la fosse », titre officiel du cuisinier émérite qui s’occupe du barbecue) de la côte Est qui fait cuire son cochon entier dédaigne ceux qui font de l’épaule de porc dans l’ouest de la Caroline du Nord, qui à leur tour regardent de haut ceux qui font des côtes de porc au Tennessee, qui sont choqués par les gens du Kentucky qui font du mouton au barbecue, qui sont consternés par le boeuf fumé au barbecue du Texas. Remarque méprisante d’un gentleman de Caroline du Nord adepte de l’épaule de porc à propos du barbecue texan : «C’est peut-être très bon, mais ce n’est pas ce que nous appelons le vrai barbecue ». Mais bien sûr, sa succulente épaule de porc au barbecue est rejetée par un chef de barbecue de l’Est qui déclare : «Si vous n’avez pas un cochon entier, vous n’avez pas de barbecue ».
 
Il faut dire que les aficionados du barbecue peuvent s’affronter assez vivement sur pratiquement tous les points en rapport avec leur art. Après avoir décidé du type et de la coupe de viande à préparer, se pose la question de savoir quel bois il faut utiliser. Dans le Sud-Est, c’est souvent du hickory, mais certains ne jurent que par le chêne. Au Texas, c’est généralement le mesquite. Et quand vous en arrivez aux gens qui ne se servent pas de bois, mais de gaz de cuisine (dénommés « gaziers » par les « brûleurs de bûches »), Smokey Pitts, membre de la Société pour la préservation du barbecue traditionnel du Sud, déclare : «Et pourquoi pas cuire la viande au fourneau de la cuisine et en faire un petit rôti de porc ? Ca n’a absolument rien à voir avec ce que j’appelle du barbecue !»
 
Et puis il y a la question de savoir si la fosse de cuisson doit être ouverte ou recouverte pour retenir la fumée. Les partisans du barbecue à fosse fermée apprécient le goût fumé plus marqué qui résulte de leur méthode et invoquent fièrement « le rond de fumée » rougeâtre qui se forme dans la viande par réaction chimique des protéines à la fumée. Mais tout le monde ne pense pas que ce soit là une bonne chose. Selon l’expert en barbecue Bob Garner, la viande « barbequioutée » à la perfection est « délicatement aromatisée par la fumée, pas imprégnée comme si on l’avait sortie d’une maison en flammes ». Le barbecue fermé est généralement populaire dans la région cowboy du barbecue western, au Texas, au Kansas et au Missouri, alors que la fosse ouverte a ses adeptes dans le sud-est et parmi les traditionalistes.
Vient enfin la question de la sauce. La sauce pour barbecue en vente dans les supermarchés est généralement du type épais, épicé, à base de ketchup, et c’est effectivement ce type de sauce qui est apprécié au Kansas et dans d’autres régions du Midwest. Mais la plupart des sauces de la Caroline du Nord sont liquides et vinaigrées, épicées aux seuls piments rouges. La Caroline du Sud est renommée pour ses sauces à la moutarde. Et certains établissements inconditionnels du barbecue au boeuf texan ne servent pas de sauce avec leur « cue » fumé... et les serveurs ricanent lorsqu’un non-Texan commet naïvement l’erreur d’en demander.
 
Deux autres points caractérisent le barbecue à l’américaine. Le premier est qu’il s’agit d’une activité culinaire pratiquée presque exclusivement par les hommes. La chose est due en partie au fait que le barbecue traditionnel exige un travail physique pénible, salissant et fatigant. Il faut scier, fendre et transporter les bûches, étaler les braises à la pelle et surveiller les lourds morceaux de viande devant un feu ardent pendant des heures. Les experts y voient une autre raison, beaucoup plus simple : «Le barbecue est l’une de ces activités auxquelles les hommes aiment s’adonner pour passer toute la soirée à boire autour du feu », prétend Bob Garner.
 
Un autre fait intéressant sur le barbecue américain est que si la plupart des praticiens sont des hommes, il y a pratiquement parmi eux autant d’Américains d’origine africaine qu’européenne. Les esclaves africains faisaient sans doute des barbecues comme ceux de George Washington au XVIIIe siècle et leurs descendants ont apporté avec eux leurs traditions culinaires lors de leurs migrations vers l’ouest au XIXe, puis vers les États du nord et du nord-ouest. Les endroits tels que la Caroline du Nord et le Texas ont vu fleurir une tradition
euroaméricaine vivace du barbecue.
 
Ces dernières années, le barbecue est devenu compétitif. Des concurrents venus de tous les coins du pays s’affrontent dans le cadre de « concours de barbecue » qui jouissent d’une immense popularité à Kansas City ou à Owensboro (Kentucky) ou à Memphis (Tennessee). Ils arrivent avec leurs foyers à barbecue portatifs de haute technologie et leurs recettes secrètes de sauce pour barbecue, pour pratiquer leur art, nouer des relations, observer les grands spécialistes, participer à des compétitions récompensées par des prix et de prestigieuses distinctions...et pour parler de barbecue et s’en régaler.
 
Il peut être difficile de trouver de l’authentique barbecue à l’américaine hors des États-Unis, et il peut y avoir des controverses dans le pays sur ce qui constitue le vrai barbecue, mais que ce soit le cochon entier au délicat fumet de la Caroline du Nord, les côtes fumées engluées de sauce de la Géorgie, le mouton grillé imprégné d’aromates du Kentucky, les « bouts brûlés » (croustillantes extrémités du steak au barbecue) de Kansas City ou la pointe de boeuf fortement fumée du Texas, tout cela est typiquement américain et incontestablement délectable. Un enthousiaste du barbecue a bien résumé la chose en déclarant : «Le meilleur barbecue ? C’est celui qui est devant moi, là, maintenant !»